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Des jeunes de Granby remportent la 21e édition de Science on tourne

Pierre Sormany - 04/05/2013
C’est une équipe de trois étudiants du Cégep de Granby et de Haute Yamaska qui a remporté, ce week-end, la 21e finale nationale du défi « Science on tourne », tenue au Collège de Rouyn-Noranda. Les trois étudiants, Antoine Savard, 17 ans, Frédéric Fafard et Guillaume Normandeau (18 ans tous les deux) ont réalisé un engin sophistiqué en bois de balsa, utilisant des ressorts de ruban à mesurer, une « roue d’inertie » et des aimants de disque dur recyclés de vieux ordinateurs, pour aller chercher au sol une charge de deux kilos, et la placer dans une zone précise d’une table, 80 cm plus haut.

« On s’est lancé là-dedans pour le plaisir, parce qu’on est des patenteux, explique Guillaume Normandeau. Mais on s’est vite pris au jeu. Quand on a vu que notre système marchait, on a senti qu’on pouvait gagner. Et on visait la première place. » Il a fallu aux trois étudiants plus de 200 heures de travail pour construire deux versions de leur engin. Une première version qui leur a permis de remporter le concours de leur cégep, puis une autre version améliorée pour la finale nationale. « Et toutes les difficultés que les autres équipes ont connu aujourd’hui, je peux vous dire que qu’on les a aussi vécues… et réglées, » dit Antoine Savard.



   Les trois gagnants, Frédéric Fafard, Guillaume Normandeau et Antoine Savard.

L’équipe de Granby a terminé au premier rang, devant les jeunes du Cégep de Chibougameau, ceux de Dawson et ceux de Valleyfield.

« Science on tourne » est un concours annuel qui offre aux étudiants des cégeps du Québec de relever un défi technologique mettant en jeu des principes scientifiques de base. Le défi de cette année paraissait simple : construire une grue qui, placée sur une table, serait capable de soulever une charge déposée au sol, et de la ramener au-dessus de la surface de la table, en n’utilisant que l’énergie potentielle accumulée dans des mécanismes comme des ressorts, des élastiques, des contrepoids, etc.  Le pointage dépendait du rapport entre la masse de la charge et celui de la grue. Si, en outre, l’équipe pouvait aller placer la charge à l’intérieur d’une zone de dépôt prédéterminée, cela doublait le pointage.

C’est ensuite que les choses se compliquaient. Si la grue était capable d’aller repêcher la charge au sol, au lieu d’y être préalablement attachée, cela multipliait le résultat par quatre. Or ce défi additionnel constituait une tâche hautement délicate. Et si l’accrochage échouait, aucun pointage! Résultat : sur une quarantaine d’équipes inscrites, la moitié ont tenté le tout pour le tout, mais seulement trois d’entre elles ont réussi l’accrochage et la levée de la charge. Au total,  seulement 14 équipes ont pu inscrire des points au palmarès. Mais la diversité des engins imaginés par les jeunes et leur ingéniosité a fortement impressionné les quelque 250 personnes qui ont suivi la compétition.

"Science on tourne" en était à sa 21e année. Longtemps géré par la Fédération des cégeps, le concours est désormais sous la responsabilité du Centre de démonstration des sciences physiques, un organisme indépendant issu du Collège F. X. Garneau de Québec. « Notre but, c’est de stimuler la créativité chez les jeunes, en misant sur l’émotion de la science; démontrer que la science et la conception technique peuvent être une aventure humaine amusante », explique Marcel Lafleur, directeur administratif du Centre.

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