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Catherine Mathys

Ouvre grand les yeux, je te dirai qui tu es

29-06-2017

Vous n’en pouvez plus des mots de passe à retenir et à changer périodiquement ? Ça tombe bien, l’authentification par la biométrie gagne en popularité. Prenez le récent téléphone de Samsung, le Galaxy S8. Il peut être déverrouillé avec les empreintes digitales, la reconnaissance faciale et même la reconnaissance de l’iris.

D’ailleurs, selon le fabricant de la technologie utilisée dans le S8, la biométrie oculaire serait une méthode beaucoup plus efficace que celle utilisée par le FBI pour traquer les criminels à l’aide des empreintes digitales. En effet, si l’empreinte d’un doigt recense environ 13 identificateurs, ce téléphone-ci reconnaît 200 points de référence dans un seul œil.

Comment ça fonctionne ? Lorsque vous ouvrez bien grand les yeux face à l’écran du téléphone, une lumière infrarouge fait la lecture de votre iris. Étrange ? Autant vous habituer, car vous allez en voir de plus en plus ! Alors si je fais des grimaces avec les yeux écarquillés devant mon appareil, non, je ne viens pas de lire le dernier tweet de Trump; je veux simplement avoir accès à mon téléphone.

Ce qui est bien avec l’iris, c’est qu’il est unique, il ne laisse pas de traces comme peuvent le faire vos doigts et c’est plus difficile de tromper la machine. Tant qu’il n’est pas copié, bien sûr. Parce que, oui, ça se peut. En effet, il est possible de voler les données biométriques de votre iris. Mais rassurez-vous : pour réussir l’authentification, un œil réel reste nécessaire. Plusieurs systèmes ont prévu le coup et sont assez fins pour rejeter une simple photo de l’iris, par exemple.

Alors on fait quoi pour garder les données de nos yeux pour soi ? Aucun système n’est sûr à 100 %, mais on devrait toujours privilégier la lecture d’iris cryptée (un mode par défaut dans beaucoup d’appareils). L’autre solution : la multiplication des facteurs d’authentification. Si vous êtes de nature malchanceuse, vous pourrez combiner la lecture de l’iris au code d’accès. Bon, finalement, oubliez ce que je vous ai dit, vous n’échapperez pas aux mots de passe.

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