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Enfants, la science révèle

Alerte au stress

Anne-Marie Simard - 30/07/2010
Nos petits souffrent de maux beaucoup trop grands pour eux. Comment les aider?


Le psychologue Michel Boivin passe une partie de son temps à faire peur aux bébés. Mais c’est pour leur bien! Dans son laboratoire de l’école de psychologie de l’Université Laval, il regarde les poupons sursauter alors qu’un clown fait irruption dans la pièce.

Grâce à cette expérience pour le moins inusitée, il cherche à mieux comprendre pourquoi certains enfants, parfois dès la naissance, sont particulièrement nerveux, alors que d’autres sont détendus et ne semblent dérangés par rien.

«Le stress est un processus biologique complexe. Les recherches récentes tendent à prouver que la propension à réagir trop fortement aux irritants trouve son origine au tout début de la vie», explique le psychologue.

En 2009, Sylvana Côté, chercheuse en psychologie à l’Université de Montréal, a publié une étude qui a fait grand bruit. En évaluant près de 2 000 enfants québécois d’âge préscolaire, elle a découvert que le stress fait des ravages chez les tout-petits. Avant même d’entrer à la maternelle, 15% d’entre eux souffrent de hauts niveaux d’anxiété ou de dépression.

À qui la faute? Aux parents indécis, à des conditions de vie difficiles, à la pression de performance subie par les marmots dès leur plus jeune âge? Sans doute un peu tout cela, mais aussi à leurs gènes, croit Michel Boivin. Les scientifiques pensent en effet de plus en plus qu’il existe une prédisposition génétique à souffrir de stress chronique.

Lire la suite dans le numéro Québec Science d'août-septembre 2010.


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