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Reportages

Le plein de volts!

Par Joël Leblanc - 22/05/2013
-Un milliard de dollars par mois! C’est le montant que le Québec perd au profit des pays producteurs de pétrole. Pour Robert Laplante, directeur de l’Institut de recherche en économie contemporaine (IREC), la situation est inacceptable. Selon lui, il est vraiment temps que ça change: «Notre balance commerciale est négative, et c’est dû aux transports. Depuis trois ans, nos importations dépassent nos exportations, essentiellement à cause du pétrole destiné à nos véhicules. Avec la flambée des prix, l’argent sort massivement de la province pour enrichir les pays producteurs, alors qu’on aurait ici toute l’électricité nécessaire pour assurer l’essentiel de nos déplacements.»

Les choses semblent vouloir changer. En 2012, on a vendu 2 222 voitures électriques au Canada, dont 1 128 d’entre elles sont immatriculées au Québec. Plus de la moitié! Aurions-nous enfin amorcé l’électrification des transports?

Cette année, le Salon de l’auto de Québec a dû regrouper les véhicules «branchables» dans une même section, tellement l’offre était importante. À cette occasion, l’Association canadienne des automobilistes (CAA) offrait gratuitement des essais routiers. Depuis la Toyota Prius jusqu’à la luxueuse Tesla Roadster, en passant par la Chevrolet Volt et la Nissan LEAF, c’est une vingtaine de modèles électriques que le marché québécois propose aux consommateurs en 2013.

Le principal argument des vendeurs, c’est l’économie potentielle. Ça tombe bien, la motivation principale des ache­teurs, bien avant l’équilibre de notre balance commerciale, c’est la rentabilité!  «Énergétiquement parlant, elle est cinq fois plus efficace que la voiture à essence», avance Pierre Langlois, physicien et grand spécialiste québécois de l’électrification des transports. Une voiture à essence n’utilise qu’entre 13% et 15% de l’énergie fournie par son carburant pour avancer. En effet, elle en perd 66% en chaleur; 10% parce que le moteur continue de tourner à l’arrêt; 6% dans la transmission entre le moteur et les roues; et 4% dans les cycles de freinage et d’accélération.

Lire la suite dans notre numéro de juin-juillet 2013

Crédit photo: Louise Bilodeau

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