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Santé

La peau que j’habite

Par Mélissa Guillemette - 30/03/2017
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Totalisant 2 m2, la peau est le plus grand organe du corps humain. Armure mal aimée, elle est parfois lourde à porter. Des chercheurs viennent toutefois à notre rescousse.

Elle protège notre organisme des infections et des blessures, régule notre température corporelle et synthétise la vitamine D; la peau nous rend de grands services. Pourtant, qui aime la sienne ? Trop pâle ou trop foncée; sèche ou grasse; boutonneuse, fripée, tachetée, plaquée, marquée… Notre cuirasse est souvent une « peau de chagrin ».

L’industrie cosmétique exploite d’ailleurs cette insatisfaction. En 2015, le marché mondial des soins pour la peau valait plus de 127 milliards de dollars US, selon une évaluation de la firme Transparency Market Research. Faramineux !

Et parfois douteux… Ces produits n’ont pas nécessairement tous fait leurs preuves sur le plan scientifique. La « thérapie Dracula », ou traitement par plasma riche en plaquettes, par exemple, est offerte dans des cliniques dermatologiques privées, depuis Los Angeles jusqu’à Montréal. Elle propose de prélever une petite quantité de sang pour produire par centrifugation un plasma à haute concentration en plaquettes. On le réinjecte ensuite là où ça « plisse ». La mixture rafraîchirait l’apparence de la peau en stimulant la réparation des cellules et la production de collagène. Réalité ou chimère ? Difficile de trancher car, pour l’heure, les études menées sur l’efficacité de la technique contre les rides ne comprennent qu’une poignée de patients.

Pourquoi cette obsession pour la disparition des boutons, cicatrices et autres crevasses ? C’est que, aujourd’hui, l’aspect de la peau n’est rien de moins qu’une indication de notre état de santé et de bonheur. Une étude publiée en 2016 dans Dermatology and Therapy, à laquelle a participé le dermatologue et professeur à l’université de Western Ontario Jerry Tan, est éloquente à ce sujet. Plus de 4 600 participants issus de 6 pays ont évalué les photos de personnes ayant – ou pas – des cicatrices d’acné dans le visage. Les photos ont été retouchées de façon à ce qu’un même visage soit évalué par certains avec des lésions et, par d’autres, sans lésions.

Les participants ont jugé les modèles aux peaux imparfaites comme étant moins attirants, moins en santé, moins confiants, moins heureux et moins performants.

Lire la suite dans le numéro en kiosque.

Photo: Julia Kaczorowska, projet WZORY

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