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Santé

Le Neuro s'équipe pour mieux traiter les AVC

02/05/2013
En cas d’hémorragie ou d’accident vasculaire cérébral (AVC), chaque minute compte. Pour intervenir le plus rapidement possible dans le cerveau des victimes, le Neuro (l’Institut et hôpital neurologiques de Montréal) vient de se doter d’un équipement de pointe permettant de visualiser en 3D et en temps réel le réseau complexe des vaisseaux sanguins cérébraux.

En « cartographiant » ainsi l’enchevêtrement vasculaire, ce nouvel appareil d’angiographie, unique au Québec, permet de visualiser rapidement l’artère bouchée ou le lieu de l’hémorragie et de guider le médecin pour le retrait du caillot ou la pose d’un stent (un « tube » permettant de dilater l’artère et de rétablir la circulation sanguine).

« La précision de l’image et le système 3D permettent de raccourcir la durée des interventions de 35%, de réduire la dose de rayons X de 45% et donc de limiter le risque de complications », a expliqué la Dre Donatella Tampieri, directrice du département de neuroradiologie, lors de l’inauguration de la salle d’angiographie le 2 mai.

De plus, grâce au bras robotisé en forme de C pivotant sur 5 axes, les médecins peuvent prendre des clichés du cerveau sous tous les angles, sans avoir à bouger le patient.

« Cet appareil de pointe permettra de traiter les cas les plus complexes, notamment les patients dont le caillot n’a pu être dissous par les médicaments tPA administrés à l’urgence », a ajouté Donatella Tampieri.  Chaque année, environ 400 patients présentant un AVC ou un anévrisme nécessitant un examen d’imagerie cérébrale devraient bénéficier de cette technologie de pointe, qu’ils proviennent de Montréal ou d’ailleurs au Québec. Seul hic, ces interventions ne sont efficaces que si elles sont réalisées rapidement, dans les 8 heures suivant les premiers symptômes de l’AVC. « Malheureusement, les patients victimes d’un AVC arrivent souvent trop tard, soit parce qu’ils n’ont pas su reconnaître les symptômes, soit parce qu’ils ont attendu longtemps à l’urgence avant de nous être transférés », a déploré le médecin.

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