Suivez-nous sur Twitter Suivez-nous sur Facebook VQ  velo.qc.ca 
Science

Plantes: le boom des nouvelles techniques de sélection

Par Marine Corniou - 29/06/2017
-
Les "NBPT", les nouvelles techniques de sélection génétique des plantes, sont de plus en plus utilisées en agriculture. L'objectif? Obtenir des variétés plus productives et plus résistantes, comme nous l'expliquions dans le reportage sur Les nouveaux hackers de l'agriculture.

Développées au cours des 15 dernières années, les nouvelles techniques de sélection génétique des plantes sont si prometteuses qu’elles sont déjà entrées dans le jargon scientifique sous le sigle NPBT (pour new plant breeding techniques).

Outre CRISPR-cas9 et d’autres techniques d’édition génétique (les TALENs et les nucléases à doigts de zinc), les NPBT font référence, entre autres, au greffage sur des plants génétiquement modifiés, à la génomique de synthèse ou à la méthylation de l’ADN qui permet de désactiver certains gènes.

En France, la start-up Meiogenix mise sur une autre stratégie : la recombinaison méiotique. Ce phénomène naturel survient au moment de la production des gamètes, ces cellules qui ne contiennent que la moitié du matériel génétique du parent. En fusionnant, deux gamètes formeront un nouvel individu. « Au moment de la division, il y a un phénomène qui permet de “remélanger” les gènes et de générer des gamètes tous différents les uns des autres. Cette “recombinaison” est à la base de l’évolution : elle permet de produire rapidement de la diversité chez les descendants », explique Giacomo Bastianelli, de Meiogenix.

Ce processus est très efficace, mais certaines portions du génome y échappent. « Dans le maïs, on sait que certaines régions qui régulent la taille des grains ne se recombinent pas. Notre technologie permet d’augmenter la fréquence de la recombinaison où on veut dans le génome. » De quoi générer une variabilité qui permettra, peut-être, d’obtenir des descendants aux caractéristiques intéressantes.

« La sélection traditionnelle atteint ses limites, et on a besoin de nouvelles techniques pour l’accélérer », estime l’entrepreneur qui a déjà signé des ententes avec Bayer Crop-Science pour l’amélioration du riz, du maïs et du blé.

Image: Anja Martin, Ralf Reski lab - Auteur: Sabisteb (wikimedia)

Afficher tous les textes de cette section