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Science

Un modèle mathématique pour sauver des baleines

Par Mélissa Guillemette - 07/07/2016
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Le nombre de collisions entre les navires et les mammifères marins dans le Saint-Laurent est inconnu. Il est difficile de les comptabiliser, car les navires n’accusent pas nécessairement le choc quand un cétacé est frappé et les carcasses peuvent couler et n’être jamais trouvées.

Pour tenter de déterminer les risques, le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins(GREMM), Pêches et Océans Canada, Parcs Canada et le chercheur postdoctoral Clément Chion ont mis au point un modèle de simulation du trafic maritime et du mouvement des mammifères marins dans les limites du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent.

« Nous avons intégré 25 ans de données sur les déplacements des navires et des animaux dans le modèle, explique Robert Michaud, du GREMM. Le résultat est comme un jeu vidéo; des rorquals s’y déplacent comme le font de vrais animaux. Nous avons réalisé que, afin de réduire le nombre de collisions, en plus de la vitesse, nous pouvons ajuster les lignes de navigation pour éviter les secteurs où les risques sont les plus élevés, c’est-à-dire là où les baleines passent le plus de temps à la surface. Nous avons produit une carte et demandé aux bateaux d’éviter une zone, et de ralentir dans une autre. L’industrie a accepté. »

Bien qu’il s’agisse d’une mesure volontaire, elle fonctionne à merveille. Plus de 72 % des navires voguaient à une vitesse de moins de 11,8 nœuds en 2014 dans l’aire de vitesse réduite, contrairement à 13 % en 2012. Les risques de collisions ont donc diminué d’environ 40 %, selon les experts.

« Et ça ne nous retarde que de 15 à 30 minutes », indique Martin Fournier, directeur général des Armateurs du Saint-Laurent. Ce n’est pas la mer à boire!

Lire notre reportage sur le trafic sur le Saint-Laurent.

Photo: J.L. Provencher / Parcs Canada
 

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