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Société

Refus de visa pour un journaliste camerounais

16/06/2014
Journaliste d’expérience, Léger Ntiga a voyagé sur tous les continents. Aujourd’hui directeur de publication de l’hebdomadaire camerounais Références, il a été rédacteur en chef pendant 6 ans du quotidien Mutations, à Yaoundé.

Il est titulaire d’un diplôme en Communication sur le changement climatique, obtenu grâce à une bourse des Nations unies. Il suit également une spécialisation en journalisme scientifique sous l’égide de la Fédération mondiale des journalistes scientifiques depuis 2012, et a effectué dans ce cadre un stage au sein du magazine français Science et Avenir.

Un CV séduisant pour le magazine Québec Science, qui a choisi d’accueillir Léger Ntiga pour une période de 6 mois, grâce au Programme de bourses du Centre de recherche pour le développement international (CRDI). Ce programme permet à deux journalistes scientifiques francophones (un Canadien et un citoyen d’un pays en développement) de réaliser un stage au sein de notre magazine et d’effectuer des reportages dans un ou plusieurs pays en développement. Le tout dans des conditions très confortables: l’intégralité des dépenses des journalistes sont couvertes, frais de déplacement inclus, pour une période de 6 mois environ.

Mais voilà. Après des semaines d’attente et deux demandes de visa déposées auprès des autorités consulaires du Canada à Dakar, au Sénégal, Léger Ntiga s’est vu refuser ledit visa. Les motifs ? Selon ce qui nous a été communiqué, l’agent consulaire a douté de l’authenticité des lettres d'invitation «présumées et de la prétendue bourse du CRDI». Pourtant, aucune vérification n’a été effectuée, ni auprès du CRDI ni auprès du magazine Québec Science.
En 17 ans d’exercice, c'est la première fois que ce journaliste se voit refuser un visa.

Le magazine Québec Science sera donc privé d’une collaboration enrichissante, vraisemblablement à cause de «préjugés et de jugements de valeur», comme le déplore Léger Ntiga.


La situation est d’autant plus révoltante que l’on peut lire, sur le site du gouvernement canadien, que «le Canada encourage la participation aux partenariats d'études et de recherches internationales qui aident les pays à mieux se comprendre, qui forment des citoyens et des leaders mondiaux et qui contribuent au développement des nations.»

Ces louables intentions sont toutefois difficiles à mettre en œuvre si les candidats africains, invités officiellement par un organisme fédéral comme le CRDI, font l’objet d’un jugement hâtif et incompréhensible de la part des services consulaires.

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