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David Saint-Jacques est prêt pour l'espace!

Par Annie Labrecque - 29/11/2017
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Le compte à rebours est commencé pour l’astronaute québécois. Dans moins d’un an, en novembre 2018, il s’envolera vers la Station spatiale internationale pour un séjour de six mois.

Québec Science l’a rencontré alors qu’il dévoilait les nouvelles recherches qui seront effectuées dans la Station spatiale internationale. Nous lui avons posé ces quatre questions.

Aller dans l’espace est loin d’être un voyage en douceur. Les astronautes sont exposés à des quantités plus importantes de radiations, un affaiblissement des os, une perte d’élasticité des artères…
Séjourner dans l'espace, c'est vieillir un peu plus rapidement. Maintenant, il y a beaucoup d’effets qui sont réversibles, c’est-à-dire qu’on arrive jusqu’à un certain point à amoindrir l'effet du voyage spatial. Mais même avec ces inconvénients, ça vaut la peine d’y aller, car il ne faut pas oublier que l'espace permet de régler bien des problèmes qu'on a ici sur Terre.

Est-ce qu’il y a une recherche qui vous tient particulièrement à coeur?
Puisque j’ai travaillé comme médecin en Arctique, dans des endroits très isolés où il faut souvent se débrouiller avec peu de moyens, je suis particulièrement intéressé par la télémédecine et la capacité d'autonomie médicale. Il y a notamment deux expériences en lien avec ce qu’on peut appeler le «diagnostic au chevet» et qui permet d’obtenir des résultats de laboratoire immédiatement. Ça pourrait servir pour les communautés en régions éloignées, par exemple, qui sont très importantes pour moi. Avant d’aller dans le Nord, comme beaucoup de Canadiens, je connaissais très mal l’Arctique et la culture inuite. C’est un trésor que j’ai découvert!

Qu'allez-vous apporter dans l'espace?
Il faut que j’y songe, car ma valise est très petite. Je crois qu’on peut tricher un peu en se servant de ses vêtements pour empaqueter le reste! Mais probablement des bijoux comme mes alliances. Peut-être des jouets de mes enfants et un cube rubik?

De quoi auront l’air les prochains mois avant le grand départ?
Cela fait déjà 1 an que je sais que je vais dans l’espace. Je décollerai dans 1 an, je suis donc à mi-chemin de mon parcours. J'ai fini la partie théorique de mon entraînement et depuis au moins un mois, je suis dans la partie pratique. Cela veut dire des entraînements en simulateur et une étroite collaboration avec le reste de l’équipe pour résoudre des problèmes techniques : incendies à bord, dépressurisation, ordinateur en panne, réacteur défectueux... Je m’exerce aussi à effectuer des sorties spatiales en combinaison ou à manier le bras spatial canadien pour faire des opérations de robotique. C'est très pratique et c'est aussi la meilleure partie de mon entraînement!
 
La recherche dans l’espace et sur terre
Parmi les nombreuses recherches effectuées à bord de la Station spatiale internationale, David Saint-Jacques examinera notamment le système immunitaire des astronautes lors des longues missions pour comprendre l’évolution de certaines maladies. Un nouvel instrument, le bioanalyseur, servira à analyser les échantillons sanguins, avec des résultats presque en temps réel.

Une autre étude se penchera, quant à elle, sur l’effet de l’apesanteur sur le système cardiovasculaire et sur l’apparition d’une résistance à l’insuline lors des séjours en orbite. Ces recherches réalisées dans l'espace auront des applications concrètes sur terre.

Photo : Agence spatiale canadienne
 

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