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Il y a de la place pour plus de femmes en recherche

Par Annie Labrecque - 07/03/2018
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En cette Journée internationale des femmes, l’UNESCO veut accroître la présence numérique des femmes dans l’encyclopédie Wikipédia.

À travers le monde, le secteur de la recherche scientifique est encore majoritairement masculin. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), «seulement 30 % des chercheurs sont des femmes. Bien que celles-ci soient de plus en plus nombreuses à s’inscrire à l’université, un grand nombre d’entre elles sont exclues des plus hauts niveaux qui leur permettraient de faire carrière dans la recherche.»

En effet, depuis 1990, une plus grande proportion de femmes achèvent leurs études supérieures comparativement aux hommes. Ici, selon une étude de 2011 publiée par Statistiques Canada, 59 % des diplômées universitaires, âgées entre 25 à 34 ans, étaient des femmes en STGM (sciences, technologies, génie, mathématiques et sciences informatiques). D’après les chercheurs canadiens, même si l’on dénote un progrès depuis les dernières années, «les différences d’attentes relatives au marché du travail, y compris l’équilibre entre la vie familiale et le travail, les différences de motivation et d’intérêt, et d’autres influences pourraient expliquer cet écart entre les hommes et les femmes».

Pour une égalité numérique
Cet écart se fait aussi ressentir dans l’espace numérique. Par exemple, dans l’encyclopédie en ligne Wikipédia, seulement 17 % des biographies sont dédiées aux femmes. Afin d’aplanir cette différence, l’UNESCO organise à l’occasion de la Journée internationale des femmes, un #WIKI4WOMEN où chaque personne est invitée à enrichir ces portraits soit en traduisant, en bonifiant ou encore mieux, en créant une nouvelle biographie d’une femme exceptionnelle.

 

Voici quelques chercheuses canadiennes inspirantes:

Brenda Milner

À 99 ans, Brenda Milner est une pionnière en neurosciences. Née à Manchester, au Royaume-Uni, on lui doit plusieurs découvertes sur le fonctionnement de la mémoire.

>>> À lire: Brenda Milner, femme de tête, Québec Science 2018 

Carrie Derick
En 1912, Carrie Derick est la première femme à devenir professeure d’une université canadienne. Botaniste et généticienne, elle a facilité l’accès à l’éducation pour les femmes.

Victoria Kaspi
Astrophysicienne et professeure à l’Université McGill, elle étudie les pulsars, les magnétars et les étoiles à neutrons. Elle est la première femme à avoir reçu, en 2016, la médaille d’or Gerhard-Herzberg en sciences et génie du Canada, un prix remis depuis 1991.

Irma LeVasseur
En 1903, elle est la première femme médecin canadienne-française et une pionnière en médecine pédiatrique. Irma LeVasseur contribue à la fondation de l’Hôpital Sainte-Justine, le premier hôpital francophone pour enfants.

>>> Le combat d’Irma, Noémi Mercier, portrait publié en page 43 du numéro de juin 2007 de Québec Science

Karen Messing
Généticienne et professeure à la retraite de l’Université du Québec à Montréal, elle cofonde le Centre de recherche interdisciplinaire sur la biologie, la santé, la société et l'environnement. Elle est aussi reconnue pour ses études sur la santé des femmes au travail.

>>> Les souffrances invisibles: un essai sur la santé du travail, Québec Science 2016




Pour en savoir plus:
- À elles, la science!
- Moins de femmes en sciences dans les sociétés plus égalitaires
- Partage inégal des tâches au labo



 



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