Suivez-nous sur Twitter Suivez-nous sur Facebook VQ  velo.qc.ca 
Actualités

Le liquide amniotique, source de cellules souches

Par Marine Corniou - 05/12/2017


On savait déjà que le sang de cordon ombilical était riche en cellules souches, et plusieurs hôpitaux le recueillent à la naissance pour d’éventuelles greffes (voir notre article ici).

Une équipe suédoise vient de montrer que le liquide amniotique dans lequel baigne le fœtus pourrait lui aussi être collecté, lors des naissances par césarienne, pour en extraire les nombreuses cellules souches.

Les chercheurs de la Lund University ont développé un protocole simple permettant de recueillir de façon stérile jusqu’à un litre de liquide, de façon sécuritaire et en n’augmentant la durée de l’intervention chirurgicale que de 90 secondes. Ils l’ont testé sur 19 femmes accouchant par césarienne programmée, prélevant en moyenne 400 mL de liquide.

Le liquide amniotique, traité comme un déchet biologique, contient pourtant de nombreuses cellules souches dites « stromales mésenchymateuses », qui ont le potentiel de se différencier en nombreux types de cellules et qui ont donc un intérêt majeur pour la thérapie cellulaire, notamment.

Elles sont actuellement évaluées dans le cadre de nombreux essais cliniques, pour des indications aussi variées que les maladies auto-immunes, les pathologies neurodégénératives, les lésions cutanées dues à des brûlures ou la régénération de tissu après un infarctus du myocarde par exemple. Faciles à cultiver, elles sont toutefois difficiles à obtenir, car on les isole habituellement à partir de la moelle osseuse ou du tissu adipeux chez l’adulte.

Le recueil de ces cellules dans le liquide amniotique pourrait changer la donne. Avec environ 3 millions de césariennes par an dans les pays de l’OCDE (26% des naissances), l’obtention de ces cellules pourrait devenir un jeu d’enfant !

Source image: Term amniotic fluid: an unexploited reserve of mesenchymal stromal cells for reprogramming and potential cell therapy applications. Stem Cell Research & Therapy, 2017; 8 (1) DOI: 10.1186/s13287-017-0582-6

Afficher tous les textes de cette section