Suivez-nous sur Twitter Suivez-nous sur Facebook VQ  velo.qc.ca 
Actualités

Les parents ont-ils un enfant chouchou?

Par Maxime Bilodeau - 26/10/2017
-
Même s’ils ne se l’avouent pas nécessairement, les parents ont bel et bien un faible pour l’un de leur rejeton, concluent de nombreuses études sur les biais parentaux.

La dernière en date a d’ailleurs été publiée ce mois-ci dans le Journal of Consumer Psychology. Les chercheurs ont tout d’abord interrogé des mères et des pères américains sur leur penchant pour l’un ou l’autre de leurs enfants. 90 % ont réfuté l’existence d’un tel sentiment.

Puis, ils les ont confrontés à quatre scénarios tantôt hypothétiques, tantôt réels au cours desquels ils devaient choisir lequel de leur enfant mériterait un prix sous forme monétaire ou matérielle. Les scientifiques ont même poussé l’exercice jusqu’à inclure des participants provenant de l’Inde afin de tenir compte d’éventuelles différences culturelles.

Même sexe

Une précaution vaine étant donné la nature des résultats. Peu importe leur culture, les pères ont majoritairement favorisé leurs fils dans toutes les expériences. Et vice versa, les mères ont systématiquement préféré leurs filles.

Selon les chercheurs, ces résultats s’expliquent par le fait que les parents s’identifient plus fortement aux enfants de même sexe qu'eux. « Les gens ont naturellement tendance à se procurer des biens et produits qui s’alignent avec leur identité. On semble constater le même phénomène avec les dépenses effectuées pour les enfants », écrivent-ils.

Favoritisme parental

Le sujet déborde cependant le contexte de la consommation. En mai dernier, une étude parue dans le journal Behavioral Neuroscience rapportait que les papas de jeunes filles accordent plus d’attention à leur progéniture que ne le font les papas de jeunes garçons. Dans ce cas-ci, les biais de genre des parents sont encore à pointer du doigt, même s'ils sont plutôt en faveur de l'enfant du sexe opposé...

Dans une étude publiée en 2015 dans le Journal of Marriage and Family, 75 % des mères ont par ailleurs admis se sentir plus près d’un de leur enfant devenu adulte plutôt qu’un autre. De manière générale, les chouchous étaient ceux qui partageaient les mêmes valeurs et le même genre sexuel que leur maman.

L’auteur américain Jeffrey Kluger est peut-être celui qui a le mieux résumé le favoritisme parental. Dans son livre The Sibling Effect (Riverhead Books), publié en 2011, il écrivait : « 95 % des parents ont un enfant préféré. Les autres mentent impunément. » Ouch.

 

Afficher tous les textes de cette section