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Marcher et faire du ménage réduit le risque de mortalité

Par Martine Letarte - 27/09/2017
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Bouger au quotidien, même sans faire de sport, réduit la mortalité et le risque de maladies cardiovasculaires. Ce serait même un décès sur 12 qu'on pourrait prévenir si tout le monde était actif au moins 150 minutes par semaine pendant cinq ans.

C’est ce que révèle une étude internationale publiée dans The Lancet qui a été dirigée par Scott Lear, professeur en sciences de la santé à l’Université Simon Fraser, en Colombie-Britannique. L'étude, baptisée PURE, a suivi plus de 130 000 personnes dans 17 pays pendant sept ans.

Si les gens respectaient la recommandation minimale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de faire 150 minutes d’exercice modéré par semaine, on sauverait bien des vies. Plus précisément, on réduirait la mortalité de 28% et le risque de développer une maladie cardiovasculaire de 20%, quel que soit le type d'exercice. Et plus on passe de temps par semaine à faire de l’exercice, mieux c’est!

Le sport, un luxe?

Ces conclusions confirment ce qui avait déjà été observé lors de plusieurs études dans les pays riches, mais elles soulignent que les recommandations de l'OMS valent aussi pour les pays à revenus faibles et intermédiaires.

Pas besoin d'aller au gym après le travail, ou d'organiser un match de squash avec un ami pour que les bénéfices sur la santé se fassent sentir. Ceux-ci ont été observés pour n’importe quel type d’activité physique, incluant la marche et le ménage, les deux formes d’activité physique les plus courantes dans les pays étudiés.

L’activité physique de type récréative est en fait un concept qu’on retrouve particulièrement dans les pays riches, où le style de vie est de plus en plus sédentaire. Et où on travaille souvent de longues périodes de temps assis, un autre facteur qui augmente grandement le taux de mortalité.

C’est donc ce mode de vie sédentaire bien installé au Canada qui serait à combattre! Parce que si une personne sur quatre dans le monde ne respecte pas les recommandations de l’OMS, c’est près de trois fois plus chez les Canadiens.
 

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