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Oui aux bébés génétiquement modifiés, mais sous certaines conditions

Par Mélissa Guillemette - 14/02/2017
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La technique d'édition génétique CRISPR/Cas9 devrait pouvoir être utilisée sur des embryons humains, a conclu un rapport des National Academies of Science, Engineering, and Medicine des États-Unis diffusé aujourd'hui.

CRISPR est une technique révolutionnaire permettant de modifier les gènes. Nous vous en parlions d'ailleurs dans un grand dossier en septembre dernier.

Lors d'un sommet international d'experts qui s'est déroulé en décembre 2015, les enjeux éthiques avaient été soulevés : sommes-nous prêts à modifier génétiquement des humains qui passeront ensuite ce bagage à leur progéniture? Il fallait y réfléchir.

C'est le fruit de cette réflexion réalisée par un groupe multidisciplinaire qui est contenu dans le rapport sorti ce matin.

Selon eux, il faut permettre aux chercheurs d'utiliser CRISPR sur des embryons humains pour la recherche fondamentale en laboratoire.

Pour ce qui est des embryons qui seront ensuite portés par des femmes, les manipulations devraient être permises uniquement dans le but d'éliminer des maladies graves pour lesquelles il n'y a pas d'autre option de traitement... mais pas tout de suite.

Cela devra se faire uniquement quand la technique sera suffisamment avancée, que la science aura clairement établi que le gène à modifier est bien la cause de la maladie et que les risques pour une manipulation précise seront bien évalués. Bref, il faut un encadrement sérieux.

Pas question, par contre, de faire des modifications sans lien avec une maladie; pour accroître la musculature d'une personne qui n'est pas malade par exemple.

Au Canada, toute recherche impliquant l'usage de CRISPR sur des embryons humains est interdite, tandis qu'aux États-Unis, les organismes nationaux de financement ne soutiennent tout simplement pas ces travaux encore controversés. Au Royaume-Uni, son utilisation en recherche est permise, mais pas en clinique. 

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