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Pédaler rend-il dur de la feuille?

Par Maxime Bilodeau - 24/08/2017
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Le vent auquel sont exposés les cyclistes affecte négativement leur audition, conclut une étude récente.

Le vent qui siffle dans les oreilles des cyclistes n’est pas seulement synonyme d’intense sentiment de liberté; il pourrait aussi nuire à leurs capacités auditives. C’est du moins ce qu’affirme une étude américaine publiée le mois dernier dans Otolaryngology–Head and Neck Surgery.

La stratégie employée par les chercheurs pour arriver à cette conclusion est pour le moins décoiffante. En soufflerie, ils ont demandé à un cycliste d’enfourcher sa bicyclette et d’enfiler un casque de vélo « spécial » muni de deux microphones enregistrant le niveau sonore près de ses oreilles.

Puis, ils ont soumis leur valeureux volontaire à diverses vitesses du vent (8 à 100 km/h) ainsi qu’à différentes directions de ce dernier par rapport à ses canaux auditifs (0 à 180 degrés pour une de ses deux oreilles). Le cycliste, qui ne pédalait pas durant l’expérience – il se tenait en position statique —, a été exposé aux diverses combinaisons de bourrasques par intervalles de 15 secondes.

Assourdissant

Les données sonores collectées sont pour le moins impressionnantes. Pour un vent de face de 16 km/h par exemple, le niveau de son enregistré a été de 84,9 décibels. C’est l’équivalent de se tenir debout à environ dix mètres d’une route passante.

Selon le Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail, la durée quotidienne maximale admissible pour un tel niveau sonore est de huit heures. Au-delà, des pertes auditives surviennent.

La plus haute valeur mesurée par les chercheurs a été de 120,3 décibels, lorsque la « brise » soufflait à 96,5 km/h à 90 degrés par rapport à l’oreille exposée. Bien qu’il soit très rare dans le quotidien d’un cycliste, ce niveau sonore correspond néanmoins à celui d’un avion qui décolle!

Une limite évidente de cette étude est l’environnement dans lequel elle a été réalisée. Contrairement à une soufflerie, les rues sont parsemées d’éléments qui augmentent (voitures, espaces vagues, etc.) ou réduisent (arbres, clôtures, etc.) l’exposition au vent des cyclistes.
 

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