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Science

Philae en veille, mais mission accomplie

17/11/2014

Après 57 heures de travail, l'atterrisseur Philae est entré en hibernation, faute de pouvoir recharger ses batteries.


Le 12 novembre, le robot Philae s'est posé sur la comète 67P, écrivant une nouvelle page de l'histoire de la conquête spatiale (Pour en savoir plus sur l'atterrissage).

Malheureusement, les harpons censés ancrer l'atterrisseur au sol cométaire n'ont pas fonctionné. Le robot a donc rebondi deux fois (au ralenti, puisqu'il ne "pèse" que un gramme sur la comète), avant de finalement s'échouer au creux d'une falaise, à l'ombre. Le premier rebond a duré deux heures, le second quelques minutes.

La batterie principale de Philae a fonctionné pendant plus de 50 heures, permettant aux instruments ROLIS (caméra), COSAC (analyse des gaz), Ptolémée (analyse géochimique des éléments légers comme l'hydrogène), SD2 (forage) et CONSERT (radar) de réaliser une batterie de tests scientifiques.

L'opération reste donc un succès. Philae a eu le temps de transmettre de nombreuses données, dont celle du forage, à la sonde Rosetta (qui les transmet, elle, à la Terre), avant de se mettre en veille.
Les données sont encore en cours d'analyse, mais les scientifiques ont déjà affirmé avoir décelé des molécules organiques à la surface du noyau, contenant "au moins 3 atomes de carbone". Constituent-elles des "briques" essentielles ayant participé à l'apparition de la vie sur Terre? On le saura peut-être d'ici quelques mois.

En attendant, l'équipe de l'ESA a toujours l'espoir que son robot se réveille dans quelques semaines ou mois, lorsque la comète se sera suffisamment rapprochée du Soleil et sera davantage éclairée. Les ingénieurs ont eut le temps de faire faire une rotation aux panneaux solaires de Philaé pour optimiser la réception de la lumière, et tenter ainsi de rétablir la communication.

En outre, dans les mois qui viennent, l'orbiteur Rosetta (en ce moment à 30 km de la comète), va faire des va-et-vient autour du noyau, s'approchant parfois jusqu'à 8 km, pour continuer à collecter des données. Le but est d'étudier les changements qui surviennent lorsque la comète se réchauffe, et que la glace se "sublime" (se volatilise), créant la fameuse "queue" lumineuse qui accompagne les comètes.


Image: ESA - configuration probable actuelle de l'atterrisseur sur la comète (vue panoramique)



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