Suivez-nous sur Twitter Suivez-nous sur Facebook VQ  velo.qc.ca 
Actualités

Quel est le régime alimentaire « idéal »?

Par Maxime Bilodeau - 07/09/2017
-
Les individus les plus en santé mangent surtout des aliments d’origine végétale, ne se privent pas d’ingérer des graisses et mettent la pédale douce sur les sucres, concluent deux études publiées récemment dans The Lancet.

Si ces nouvelles études en nutrition confirment des crédos déjà bien connu du grand public, elles le font néanmoins de manière éclatante, puisque les chercheurs sont arrivés à ces conclusions à partir d’un échantillon de dizaines de milliers d’individus âgés de 35 à 70 ans dans 18 pays différents qu’ils ont suivis pendant sept ans en moyenne. Parmi les pays représentés dans l’échantillon PURE (Prospective Urban Rural Epidemiology), on retrouve notamment le Canada.

Sucres contre graisses

Dans la première étude, les chercheurs ont divisé les participants en cinq groupes selon leur consommation quotidienne de glucides et de lipides. Pour ce faire, ils ont collecté une tonne d’informations – dont la prise alimentaire, mais aussi le bilan sanguin en triglycérides et en cholestérol, notamment – chez 135 335 de leurs sujets. Les régimes riches en glucides sont courants : le quart des participants consomme 77 % de son apport calorique quotidien sous forme de sucres!

Cette manière de s’alimenter est aussi la plus dommageable. Un tel régime augmente le risque de décès de 28 % comparativement à un régime pauvre en glucides correspondant à environ 50 % de l’apport calorique quotidien. Inversement, les personnes qui suivent un régime riche en lipides (plus de 35 % de l’apport énergétique quotidien) réduisent leur risque de décès par rapport aux 20 % qui en consomment le moins.

En outre, les grands consommateurs de lipides présentent des niveaux moindres de « mauvais » cholestérol et de triglycérides sanguins ainsi qu’un meilleur taux de « bon » cholestérol.

Fruits et légumes

Pour la seconde étude, l’équipe de chercheurs a étudié l’impact de la consommation de fruits, de légumes, de noix et de légumineuses sur la santé des participants. Ainsi, il semble que le fait de manger plus de fruits, de noix et de légumineuses soit associé à un peu plus de bénéfices pour la santé que le fait de manger plus de légumes — la différence est toutefois minime.

Aussi, le taux de mortalité est le même entre les participants qui ont ingéré de trois à quatre portions de fruits et de légumes par jour et ceux qui en ont mangé huit et plus. Comme quoi « plus » n'est pas toujours nécessairement synonyme de « mieux »!

Bien que ces travaux soient de nature observationnelle – ce qui ne permet pas d’établir des relations de cause à effet —, ils renforcent les recommandations en matière de santé publique mises notamment de l’avant par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
 

Afficher tous les textes de cette section