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Rougeole: l'OMS alerte sur la situation en Europe

Par Marine Corniou - 12/07/2017
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Trente-cinq morts en 12 mois: les flambées épidémiques de rougeole touchant actuellement l'Europe ont été meurtières, rappelle l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un communiqué.

«La toute dernière victime est un garçon de 6 ans en Italie, où plus de 3 300 cas de rougeole et 2 décès ont été notifiés depuis juin 2016. Plusieurs autres pays ont également signalé des flambées épidémiques. Selon les autorités nationales de santé publique, celles-ci sont à l’origine de 31 décès en Roumanie, d'un décès en Allemagne et d’un autre au Portugal», peut-on lire.

Pour Zsuzsanna Jakab, directrice régionale de l’OMS pour l’Europe, c'est une «inadmissible tragédie». Car ces cas sont directement dus à une baisse de la couverture vaccinale dans certaines régions.

« Nous sommes particulièrement préoccupés par le fait que, malgré l’existence d’un vaccin sûr et efficace à un prix abordable, la rougeole reste l’une des principales causes de mortalité chez les enfants du monde entier, et que l’Europe n’est malheureusement pas épargnée », a-t-elle déclaré. La situation est d'autant plus inquiétante que le Vieux continent était proche d'éradiquer la maladie en 2016.

Au Québec, des éclosions de cas ont aussi été répertoriées dans des zones où de nombreux enfants n'avaient pas été vaccinés. C'est ce qui s'est passé dans Lanaudière en 2015, où 159 cas de rougeole ont été déclarés (aucun des enfants n'était vacciné). Parmi eux, 14 ont été hospitalisés et il y a eu 19 complications documentées (15 pneumonies et 4 otites moyennes).

Ce virus hautement contagieux tue encore des milliers d'enfants chaque année dans le monde. En 2015, on a recensé 134 200 décès par rougeole dans le monde, soit près de 367 décès par jour ou 15 par heure, note l'OMS.

Entre 2000 et 2015, l'OMS estime que la vaccination anti-rougeole a évité 20,3 millions de décès, faisant de ce vaccin le meilleur investissement dans la santé publique. Des progrès que les mouvements anti-vaccins commencent à rendre plus difficiles, comme le rappelait le Dr Paul Offit en entrevue dans Québec Science.

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