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Un observatoire cinq étoiles

21/05/2014
Saint-Louis-du-Ha! Ha!, dans le Bas-Saint-Laurent, est la seule municipalité au monde dont le nom comporte deux points d’exclamation. Là n’est pas la seule par­ti­cularité de l’endroit qui abrite également le plus vieil observatoire québécois toujours en fonction!

L’institution, qui porte aujourd’hui le nom d’Aster (ce qui signifie «étoile», en latin) a été fondée au milieu des années 1970 par Jacques Pelletier, un passionné d’astronomie. L’hom­me, aujourd’hui décédé, serait agréablement surpris de constater ce qu’est devenue son œuvre. Grâce à un investissement de près de 1,3 mil­lion de dollars, Aster a en effet subi d’importants travaux de restauration. Notamment, l’installation d’un ascenseur pour personnes à mobilité réduite et l’aménagement d’une nouvelle exposition permanente.

«L’exposition précédente, qui datait de 2004, était très verbeuse et un peu trop poussée pour les néophytes», reconnaît Maurice Fallu Landry, le directeur général d’Aster. Afin de respecter la mission de vulgarisation de l’organisme, le contenu a donc été entièrement revu à partir des questions et des commentaires du public. «Cette fois, les textes explicatifs sont très courts, mais des compléments d’information sont accessibles grâce à l’audioguide», indique-t-il.

Intitulée Cap sur les étoiles, voyager dans le temps et dans l’espace, la nouvelle mouture se divise en cinq parties. La visite s’amorce sous un dôme représen­tant un ciel étoilé. Dans ce planétarium, on nous explique la différence entre l’astrologie et l’astronomie. La loi de la gravité est elle aussi décortiquée par le truchement d’une expérience impliquant quatre «pommes» (un clin d’œil à Isaac Newton qui aurait, dit la légende, découvert la théorie de la gravitation après qu’un de ces fruits lui soit tombé sur la tête). «Ces pommes ont toutes le même volume, mais leur masse diffère selon qu’elles proviendraient soit de la Terre, soit de la Lune, de Mars ou de Jupiter, précise M. Fallu Landry. Les visiteurs doivent prédire laquelle touchera le sol en premier si nous les laissons toutes tomber en même temps.»

Notre voyage interstellaire se poursuit à bord de La Boudeuse, le navire de l’explorateur français Louis-Antoine de Bougainville. Ici, nous découvrons le rôle essentiel que jouaient les étoiles pour les marins de l’époque. La section nous offre aussi la possibilité de manipuler des spécimens rares de météorites. «Ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance de toucher des morceaux de cœur d’étoiles», s’exclame le directeur général.

Nous intégrons ensuite l’équipage d’une fusée, afin d’explorer le Système solaire. Cette salle à l’aspect très futuriste abrite une fascinante boule de plasma, ainsi qu’une photo à très haute résolution de la cabine de pilotage d’une navette spatiale. «Elle nous a été envoyée directement par la NASA», dit-il fièrement.
Après ce séjour dans l’espace, nous revenons sur Terre. Dans un décor évoquant un laboratoire scientifique, nous nous penchons sur la taille de l’Univers, sur les technologies utilisées pour découvrir des exoplanètes et, bien sûr, sur l’existence ou non de vie extraterrestre.

La visite s’achève avec la projection d’un documentaire sur l’évolution de la vie sur Terre. «Grâce à un partenariat avec le Musée de géologie de l’Université Laval et le Musée d’histoire naturelle de Miguasha, nous présentons aussi des fossiles et des artéfacts», ajoute Maurice Fallu Landry.

Une fois l’exposition terminée, nous sommes bien sûr invités à passer par l’observatoire, où un tout nouveau télescope d’un diamètre de 410 mm vient d’être installé. «Nous avons ajouté une lunette solaire de 152 mm. Nous pouvons ainsi observer le Soleil et les phénomènes qui s’y produisent, comme les éruptions, de manière tout à fait sécuritaire», se réjouit-il. À moyen terme, il souhaite également que les amateurs d’astronomie puissent contrôler le télescope à distance. «Nous avons demandé aux étudiants du programme de techniques de l’informatique du Cégep de Rivière-du-Loup de concevoir une plateforme numérique permettant une telle chose. Ils sont en voie d’y parvenir!» révèle-t-il. Bref, au milieu de toutes ces nouveautés, le directeur général d’Aster a des étoiles dans les yeux!

Cap sur les étoiles, voyager dans le temps et dans l’espace, à la station de vulgarisation et de loisirs scientifiques du Bas-Saint-Laurent (Aster), à partir du mois de juillet 2014. 

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