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Un tiers de la population mondiale menacé par des canicules

Par Marine Corniou - 19/06/2017
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Les trois quarts de la population mondiale seront exposés à des canicules potentiellement mortelles en 2100, si rien n'est fait d'ici là pour infléchir les émissions de dioxyde de carbone. Aujourd'hui, 30% de la population sont déjà menacés.

C'est la conclusion alarmante d'une étude menée par des chercheurs de l'université de Hawaii et parue dans Nature Climate Change.

Pour quantifier le risque associé aux chaleurs extrêmes, les chercheurs ont analysé près d'un millier d'articles scientifiques publiés entre 1980 et 2014 et identifié 783 épisodes de mortalité anormalement élevée associée à des canicules, dans 164 villes de 36 pays.

Parmi ces exemples, "la canicule européenne de 2003, qui avait tué environ 70 000 personnes, celle de 2010 à Moscou qui en avait tué 10 000 ou celle de Chicago en 1995 qui avait tué 700 personnes", énumèrent-ils dans un communiqué.

Seuil fatal

À partir des conditions de ces vagues de chaleur létales, l'équipe a identifié un seuil au-delà duquel la température moyenne de l'air et le degré d'humidité deviennent potentiellement mortels.

"Ce seuil nous a permis de déterminer les conditions qui sont dangereuses pour la population. Il est d'autant plus crédible et pertinent qu'il est fondé sur des cas réels enregistrés autour du globe. Ce qui est effrayant, c'est à quel point ces conditions sont déjà fréquentes", a commenté l'une des auteurs, Farrah Powell.

Ainsi, 30% de la population mondiale est exposée à des conditions climatiques dépassant ce seuil plus de 20 jours par an. Et les projections à l'horizon 2100 sont plus qu'inquiétantes.

Sans surprise, ce sont les régions tropicales, très humides, qui seront associées aux conditions les plus dangereuses tout au long de l'année.

Ici, Environnement Canada émet des avertissements de chaleur lorsque la température atteint 30 °C et que l’indice humidex (température et taux d’humidité combiné) atteint 40. Les bébés et les personnes âgées sont les plus à risque.

Outre la surmortalité, la chaleur est aussi associée à une série d'inconforts, dont des nuits de mauvaise qualité, comme le rapportait une étude récente.

Crédit photo: iStock

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