ad_link

L’homme qui parlait à la Terre

Un portrait du père de l'écologie moderne publié dans le numéro de Québec Science de mars 2010.


par Par Noémi Mercier - 29/09/2011

Pierre Dansereau oublie parfois qu’il a été professeur. Le vieil homme, la mémoire tout embrumée par la maladie, ne sait plus qu’il est le père de l’écologie au Québec. Qu’il a signé 600 écrits scientifiques, reçu 17 doctorats honorifiques, qu’un pavillon porte son nom à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Il est maintenant presque sourd et il ne parle plus beaucoup. Seuls ses proches peuvent encore lui rendre visite.

Mais ses joies d’enfant, elles, ne sont jamais loin. Installé depuis peu dans une résidence de retraite avec sa femme Françoise, il vit a proximité de la maison où il a grandi, à Outremont, à deux pas de la forêt du mont Royal qui a été son premier terrain de jeu. «Quand on lui rappelle des souvenirs très anciens, je retrouve le Pierre que j’ai connu, dit avec tendresse son plus jeune frère Michel, de 13 ans son cadet. C’était un conteur extraordinaire, de la trempe de Lewis Carroll: il nous racontait des histoires abracadabrantes. Il a toujours gardé une sorte d’émerveillement devant la vie.» Dans ces moments bénis, Pierre Dansereau redevient le joyeux gentleman, le grand sensible un peu poète habité par les paysages de sa jeunesse.

Voyageur aguerri, il parcourait encore le monde à l’âge de 90 ans en compagnie de son cousin, le cinéaste Fernand Dansereau, pour le tournage du documentaire Quelques raisons d’espérer, dans lequel il revisite les lieux marquants de sa carrière – de New York à Brasilia, de Paris à Lisbonne, en passant par la Gaspésie et le Nunavut. «On le perdait entre les prises de vue, se rappelle le réalisateur, amusé. Dès que la caméra arrêtait de tourner, il partait comme une gazelle explorer un champ, grimper une montagne. Il y a chez lui une exubérance naturelle, une curiosité inlassable. C’est tout à fait merveilleux.» Dans une scène réjouissante, à Percé, on voit le vieillard inspecter à quatre pattes la végétation en bordure d’une falaise, se coucher en riant sur un tapis d’arbustes, s’extasier devant chaque plante en faisant de grands gestes gracieux comme s’il la découvrait pour la première fois. Ce n’est pas pour rien qu’on le surnomme «l’écologiste aux pieds nus»: le contact direct avec la nature a été la source de toutes ses inspirations.

Mais Pierre Dansereau est bien plus qu’un défenseur des fleurs et des oiseaux. C’est un visionnaire qui a repensé sa discipline en la fusionnant avec les sciences sociales et en la transportant au cœur de l’environnement urbain. Il a été l’un des premiers à saisir qu’on ne pouvait pas faire de l’écologie sans inclure l’être humain, si bien qu’il a appliqué les méthodes éprouvées dans la forêt amazonienne au pavé new-yorkais, celles qu’il avait développées dans les érablières laurentiennes aux quartiers populaires de Montréal.

Né le 5 octobre 1911, aîné d’une famille de 5 enfants, il grandit dans le décor à moitié sauvage d’Outremont, à la lisière de l’érablière du mont Royal. À l’époque, seules quelques résidences en pierre se dressent dans le quartier parmi des champs en friche et des boisés. La chaussée de la rue Maplewood – où s’élève, au numéro 56, la majestueuse maison familiale – est en gravier, et les trottoirs, en bois. C’est cependant à Percé, où Pierre Dansereau passe plusieurs étés de sa jeunesse, que se confirme sa passion pour la nature. «Il y avait quelques personnes autour de moi qui pouvaient décoder le paysage, m’initier tant bien que mal à ce que voulaient dire les escarpements, les plages, le barachois, les tourbières, racontera-t-il dans Quelques raisons d’espérer. Ma véritable vocation, qui est l’analyse du paysage entier, ce qu’on a appelé plus tard les écosystèmes, germait dans mon subconscient.»

C’est une enfance très heureuse, répétera-t-il souvent, placée sous le signe de l’amour et de la prospérité. La maison de la rue Maplewood abrite la première piscine intérieure de la ville, et le jeune Pierre possède sa propre voiture à 15 ans… en 1926! «C’est un bourgeois, Monsieur Dansereau, dit Christiane Huot, directrice du Service des archives de l’UQAM, qui vient de produire une exposition virtuelle sur l’ancien professeur. Sur ses photos de jeunesse, il a l’air d’un dandy!» Pierre Dansereau ne perdra jamais ce vernis aristocratique – il a l’habitude de saluer les dames par un baisemain, et il ne se laisse pas tutoyer facilement. Mais il ne fera jamais exactement ce que son milieu attend de lui.
Il abandonne au bout d’un an les études de droit entreprises pour faire plaisir à son père, qui l’imagine politicien ou diplomate. À 20 ans, le dandy rêve plutôt de voyages et de littérature; il planche sur un roman, publie quelques poèmes dans des revues, s’engage sur des navires pour aller découvrir le Grand Nord et les Caraïbes. C’est finalement la botanique qui étanchera sa soif de beauté et de connaissance.

Alors qu’il est inscrit en agronomie à l’Institut agricole d’Oka, le jeune homme fréquente le laboratoire du frère Marie-Victorin. C’est là qu’il s’initie au plaisir de désigner par leur nom toutes les fleurs qu’il observe depuis l’enfance, et qu’il presse maintenant assidûment dans ses herbiers. En 1936, il s’installe à Paris en compagnie de sa jeune épouse, la peintre Françoise Masson, pour en revenir, trois ans plus tard, avec un doctorat en taxonomie végétale. À l’époque, seulement cinq ou six Canadiens français détiennent un diplôme de ce niveau. Marie-Victorin, qui vient de fonder le Jardin botanique, lui offre le poste d’assistant directeur qu’il occupera jusqu’en 1942.

S’amorce alors la fabuleuse trajectoire qui le mènera de l’étude des communautés végétales à celle des sociétés humaines. Ses premières recherches d’envergure, dans les années 1940, portent sur les érablières de la vallée du Saint-Laurent: il cherche à comprendre comment se sont associées les diverses espèces végétales qui cohabitent dans ce type de forêt. Il en profite pour réaliser des travaux sur l’avenir de l’industrie acéricole. Déjà, le botaniste manifeste des préoc­cu­pations sociales qui iront croissant tout au long de sa carrière.

De 1940 à 1950, il est le premier à enseigner l’écologie à l’Université de Montréal. Cette science balbutiante n’est toutefois pas au goût du jour; elle n’est même pas au programme des grandes universités Harvard et Berkeley, aux États-Unis, ou de la Sorbonne, en France. «À ce moment-là, on faisait de gros efforts pour rendre la biologie plus expérimentale. Mais les laboratoires, ça n’a jamais été sa tasse de thé, à Pierre Dansereau. Son dada, c’était d’aller observer la nature», souligne le sociologue Jean-Guy Vaillancourt, professeur retraité de l’Université de Montréal, en épluchant le tas de documents sur son grand ami qu’il conserve précieusement dans un classeur. Pendant que ses confrères déchiffrent les clés du vivant au microscope, Dansereau, lui, multiplie les excursions au Burundi, au Brésil, au Portugal, en Terre de Baffin, en Gaspésie, pour mesurer des arbres, sentir le sol, faire des croquis, cueillir, humer, gratter; «se mouiller les pieds», pour reprendre son expression favorite.

«Je ne me suis pas vraiment bien entendu ni avec les collègues ni avec l’administration, dira-t-il au sujet de l’Université de Montréal lors d’un entretien avec la journaliste Thérèse Dumesnil, en 1980. Ici, on méprisait la discipline que je représentais. Je me trouvais dans une atmosphère de conflit, privé non seulement de mo­yens d’action, mais aussi de satisfactions personnelles.» Marginalisé, il quitte l’institution pour aller enseigner aux États-Unis, dans les années 1950 et 1960. D’abord à l’université du Michigan, puis, après un bref retour au bercail, à New York, où il devient sous-directeur du prestigieux Jardin botanique de la ville et professeur à l’université Columbia.

Ces départs presque forcés, qui le blessent profondément, marquent néanmoins un tournant. C’est durant ces années qu’il rédige Biogeography: An Ecological Perspective, un remarquable ouvrage de synthèse qui contribue à fonder l’écologie telle qu’on la connaît: l’étude de l’interaction des êtres vivants entre eux et avec leur milieu, à la lumière de plusieurs disciplines.

Jusqu’aux années 1950, on publiait surtout des traités pointus sur la vie de telle plante ou de tel animal dans une nature vierge. Non seulement Dansereau propose-t-il une vision beaucoup plus large de l’écologie – mariant la géologie, la géographie, la climatologie, la chimie, la biologie, etc. – mais il y introduit l’être humain comme sujet de recherche, consacrant tout un chapitre à l’impact de l’homme sur le paysage. «Il a été l’un des premiers à considérer que l’écologie, ce n’est pas l’être humain qui regarde un écosystème composé d’animaux, de plantes et d’air, mais que l’humain lui-même joue un rôle central à l’intérieur de ce système», précise Yves Gingras, historien des sciences à l’UQAM.

Salué à sa sortie, en 1957, comme une «œuvre vraiment originale» témoignant d’une «sagacité et d’une érudition saisissantes», «un must pour la bibliothèque de l’écologiste», Biogeography assoit la réputation internationale de son auteur.

La quarantaine avancée, plus de 150 publications scientifiques à son actif, des invitations à enseigner dans des universités au Brésil, en France et en Nouvelle-Zélande, Pierre Dansereau est désormais un botaniste mondialement reconnu. Plus que jamais, il veut puiser dans ce savoir pour réfléchir aux affaires humaines. Son séjour de 7 ans à New York, dans les années 1960, finit de l’en convaincre. «Me trouvant dans la pollution, la criminalité, l’agitation urbaine, je me suis demandé: est-ce qu’il ne faut pas étoffer une nouvelle écologie humaine qui trouvera ses fondements dans l’écologie végétale et animale?» explique-t-il avec sa voix chantante et sa diction impeccable dans le film Quelques raisons d’espérer.
L’occasion se présente dès son retour à Montréal, en 1968, lorsqu’on le recrute comme expert au sein d’une commission fédérale sur le logement et le développement urbain. Il parcourt 40 000 km d’un bout à l’autre du Canada, participe à des consultations publiques, visite des HLM… et constate que les lois qu’il a formulées pour la vergerette et la potentille se transposent très bien aux environnements humains.

Le botaniste sait à quel point les êtres vivants sont déterminés par leur habitat. Il a passé sa carrière à amasser des spécimens aux quatre coins du monde, décrivant comment la même fleur change de forme selon qu’elle pousse dans le bassin du Niger, l’île de Baffin ou le plateau gaspésien. C’est ce qu’il a appelé la «loi de l’inoptimum». «Tous les êtres vivants ont un potentiel beaucoup plus grand que celui qu’ils développent. Le potentiel qu’ils expriment, c’est celui que l’environnement permet et favorise, résume son cousin Fernand. Pierre disait que c’est aussi vrai des humains. Si vous les placez dans telle société, dans telle période historique, dans tel climat, ils vont développer des potentiels complètement différents.» Pierre Dansereau pose ce regard d’écologiste partout, y compris sur lui-même, lui qui a toujours attribué sa propre éclosion, sa joie, son optimisme, au milieu choyé dans lequel il a grandi.
Sa démarche est tout aussi novatrice lorsqu’il prend la tête d’une autre grande enquête d’intérêt public: l’étude écologique de la zone du futur aéroport de Mirabel, commandée par le gouvernement de Pierre Elliott Trudeau en 1970. «Au départ, on avait l’air de nous demander de compter les brins d’herbe et les oiseaux», dira-t-il. Mais Dansereau veut aller plus loin. Sous sa gouverne, le projet qui prend le nom d’«EZAIM» devient un vaste chantier multidisciplinaire, considéré comme l’une des toutes premières études d’impact sur l’environnement.

Entouré de géographes, de géologues, de biologistes, d’ingénieurs et même d’un psychiatre social, l’écologiste accouche d’une dizaine de rapports décrivant le territoire en détail: inventaires des sols, de la végétation et de la vie animale, historique de l’utilisation des terres, portrait de l’industrie et des routes, profil socioaffectif de la population. Et même si, de son propre aveu, «il était presque toujours trop tard» puisque la majorité des décisions étaient déjà prises, Dansereau a fait office de défricheur, selon le bioéconomiste Jean-Pierre Revéret, professeur à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM et spécialiste de l’évaluation des impacts environnementaux. «L’idée était davantage de brosser un bon portrait du milieu que d’estimer les répercussions de chaque composante de l’aéroport. Mais c’était un galop d’essai à un moment où il n’existait aucun cadre juridique pour ce genre d’évaluation. C’est seulement après la Conférence des Nations unies de Stockholm, en 1972, que les ministères de l’Environnement ont été créés et qu’on a vraiment commencé à faire des études d’impact», rappelle le professeur Revéret, qui a côtoyé Pierre Dansereau pendant 25 ans.

On a néanmoins accusé l’écologiste d’avoir servi de caution au gouvernement fédéral et à son aéroport controversé. À l’aube de la soixantaine, tout juste nommé professeur à la jeune Université du Québec à Montréal, l’homme de science a du poids sur la place publique. Et certains ne le trouvent pas assez engagé. «Le mouvement écologiste naissant lui reproche de ne pas montrer du doigt les coupables du désor­dre de l’environnement. Et c’est vrai que son discours peut parfois sembler complaisant. Lui disait ne pas avoir tellement de talent pour la propagande, la défense publique. Ce n’était pas dans sa nature», souligne la journaliste Thérèse Dumesnil, auteure du livre L’écologiste aux pieds nus, tiré de ses longues heures d’entretien avec Pierre Dansereau. À bien des égards, il est pourtant «un précurseur du discours environnemental», estime-t-elle.

Dès le début des années 1970, il écrit sur les dangers de la surproduction, l’épuisement des ressources naturelles, l’étalement urbain et l’obsession de la propriété privée; il réclame la prohibition des voitures au centre-ville, dénonce les pesticides, condamne «la compulsion sociale d’acheter»; il préconise «une contrainte volontaire de la population humaine» et une «reconsidération de la croissance économique». Bien avant que le concept de simplicité volontaire soit à la mode, il propose celui d’«austérité joyeuse», l’idée de vivre bien avec moins. Plus tard, il s’opposera publiquement à l’énergie nucléaire, au bouclier antimissile états-unien, à la privatisation du parc du mont Orford. Mais avec son parler quelque peu ampoulé, sa candeur et sa bienveillance, Pierre Dansereau n’a rien d’un révolutionnaire. «Il trouvait le discours environnementaliste très pessimiste, ajoute son cousin Fernand. Pierre croyait, au contraire, qu’il faut développer un optimisme qui conduit à l’action. Pas dans le sens de nier le problème – son verdict était très alarmé – mais pour trouver le courage de s’y attaquer.»

Quoi qu’il en soit, Pierre Dansereau sera toujours un penseur de l’écologie bien davantage qu’un militant vert. Parmi les quelque 300 boîtes de documents qu’il a léguées à l’UQAM, conservées au frais dans un entrepôt, on trouve les affiches multicolores qu’il aimait bricoler pour exposer ses nouvelles façons de voir. Le scientifique a élaboré toutes sortes de classifications, d’échelles, de concepts, qu’il illustre à l’aide de schémas inventifs – ce qu’il appelle «ses p’tits dessins». Sa fameuse «boule-de-flèches», l’un de ses modèles les plus connus, il l’a d’abord couchée sur l’un de ces grands cartons récupérés, coloriés au crayon feutre et rapiécés de bouts de papier. Cette représentation inédite des écosystèmes concrétise la synthèse dont il a toujours rêvé entre les sciences humaines et celles de la nature.

Au lieu de la chaîne alimentaire classique en forme de pyramide, qui ne s’applique qu’aux milieux naturels, Dansereau propose une sphère animée de flèches pointant dans tous les sens, qui incorpore l’être humain aux côtés des minéraux, des plantes et des animaux. Toutes les facettes de l’activité de l’homme – qu’il s’agisse de l’importation de marchandise, de travaux de construction, du contrôle de l’État, des lois du marché – y sont conçues comme des processus écologiques, des flux de matière et d’énergie, des ressources qui se transforment. Ainsi, à l’aide du même vocabulaire qu’il emploierait pour les ravages d’orignaux ou les nids d’abeilles, Dansereau décrit désormais toute la gamme des habitats humains: une fromagerie, une église, une usine de textile, un verger, un cimetière, un quartier de la banlieue. «Une “cour à scrap” est un écosystème, pour lui, dans la mesure où une ressource y entre, y subit une transformation, puis passe à un autre écosystème: une vieille voiture arrive, on la démantibule, on en fait un gros bloc de métal qu’on envoie à la fonderie», explique le géo-cartographe Daniel Garneau, qui a fait sa maîtrise sous la supervision de Pierre Dansereau, et qui a ensuite été son assistant pendant plus de 20 ans.

Sa vision originale de l’écologie humaine inspirera des générations d’étudiants à l’UQAM, où il passera les 30 dernières années de sa carrière. «J’ai vu sa boule-de-flèches appliquée à toutes sortes de trucs: les jardins des ruelles du Plateau-Mont-Royal ou même l’intérieur d’un appartement!» raconte Jean-Pierre Revéret, qui a dirigé l’Institut des sciences de l’environnement de cette université.

Pierre Dansereau continue de donner des cours et de superviser des étudiants bien au-delà de l’âge officiel de la retraite – on le dit passionnant devant une classe, proche des jeunes, paternel même, jamais avare de son temps et de son écoute. L’homme est une force de la nature: octogénaire, il se rend encore à pied de sa résidence d’Outremont jusqu’à l’université et fait quelques longueurs de piscine le midi. Sollicité partout dans le monde pour son expertise, il part régulièrement en mission scientifique à l’étranger, notamment au Brésil – une «seconde patrie» où il se sent, à regret, davantage reconnu qu’au Québec. «Il était un électron libre dans le système depuis des années, note Jean-Pierre Revéret. C’est l’un des derniers grands encyclopédistes. C’est une approche d’un autre temps, qui n’a rien à voir avec la spécialisation de la science d’aujourd’hui.» Ce n’est qu’en 2004, à 93 ans, qu’il fermera son bureau à l’UQAM.

Au fil de son long itinéraire, Dansereau a emprunté à toutes les disciplines. Pour comprendre encore plus intimement le rapport de l’homme à son environnement, il sonde même ses dimensions psychologiques. C’est ce qu’il appelle le «paysage intérieur»: les écosystèmes imaginaires que chacun porte en soi, mélange de souvenirs d’enfance, de valeurs, de traits culturels, de références littéraires et artistiques. Ces visions intérieures, l’être humain les projette sur les espaces qu’il habite. Et c’est à leur image qu’il façonne son territoire.

On voit bien ces forces mentales à l’œuvre dans l’art des jardins, par exemple. «La géométrie rigoureuse des Français les a portés à créer des tapisseries formelles très impressionnantes où les plantes sont sévèrement taillées, écrit Dansereau, cependant que la piété naturaliste des Anglais les a conduits à préserver la forme spontanée des arbres et des arbustes.» Ou chez les pionniers de l’Abitibi qui ont imaginé des terres agricoles là où s’élevaient des forêts d’épinettes noires; ou encore chez les banlieusards de Las Vegas qui rêvent d’une pelouse verte en plein milieu du désert. Le paysage, c’est d’abord dans l’esprit humain qu’il se construit.

Lors de l’une de ses dernières allocutions, aux États généraux du paysage, à Québec, en 1998, Pierre Dansereau évoque ses propres écosystèmes intérieurs, qui ont été les points de repère de sa carrière de naturaliste: les forêts peintes au XIXe siècle par Gustave Doré, les paysages industriels romancés par Zola et Dickens, le Percé sauvage de sa jeunesse et, encore et toujours, la rue Maplewood de son enfance et les érables du mont Royal. «Ça a été sa plus belle conférence. Il a eu une ovation au Palais Montcalm», se souvient Daniel Garneau, chez qui on devine sans peine l’affection et l’admiration qu’il porte à ce «très grand géant». Un homme pour qui la beauté et le savoir, la poésie et la science, sont toujours allés de pair.

+Pour en savoir plus
- Pierre Dansereau, écologiste: Rencontre de l’homme avec la nature. Exposition virtuelle réalisée par le Service des archives de l’UQAM: www.archives-expopd.uqam.ca
- Quelques raisons d’espérer, Fernand Dansereau, Office national du film, 2001. Disponible en ligne: www.onf.ca/fil/Quelques_raisons_desperer/
- L’envers et l’endroit: le désir, le besoin et la capacité, Pierre Dansereau, éd. Fides, 1994.
- Projets inachevés, volume 1: La lancée 1911-1936, Pierre Dansereau, éd. Multimondes, 2005.
- La terre des hommes et le paysage intérieur, Pierre Dansereau, éd. Leméac, 1973.
- Pierre Dansereau: l’écologiste aux pieds nus, Thérèse Dumesnil, éd. Nouvelle optique, 1981.
À lire dans la même catégorie

Par Olivier Rey
Alouette sans fausse note
12/04/2012 - Il y a 50 ans, en pleine guerre froide, était lancé le tout premier satellite canadien. L’instrument au nom d’oiseau a défié tous les pronostics et rendu de fiers services au pays! Lire >>

Par Nicolas Mesly
Le noir désir du Québec
12/04/2012 - Le sous-sol du golfe Saint-Laurent contiendrait des milliards de barils d’or noir. De quoi relancer le vieux rêve des années 1970, celui d’un pétrole québécois. Mais à l’heure où tous lorgnent vers les énergies vertes, est-il souhaitable d’investir dans l’exploitation des hydrocarbures? Lire >>

Par Marine Corniou
La planète des microbes
12/04/2012 - Recenser tous les micro-organismes présents sur terre comme dans les mers, c’est l’ambitieuse mission du Earth Microbiome Project. Lire >>

Par Olivier Rey
Le trésor du Titanic
12/04/2012 - Cent ans après son naufrage, le Titanic fascine toujours. Et les archéologues n’ont pas fini d’explorer son épave ni d’y faire des trouvailles. Québec Science a interviewé Paul-Henry Nargeolet, chef des expéditions de recherche. Lire >>

Par Marine Corniou
Du sang pour tous, tout le temps
12/04/2012 - Partout dans le monde, des scientifiques cherchent le moyen de pouvoir offrir aux malades du sang universellement compatible, exempt de toute contamination virale ou bactérienne. Des recherches récentes, au Québec et ailleurs, redonnent l’espoir d’y parvenir enfin. Lire >>

Des soucis et des hommes
Le katana du chercheur
12/04/2012 - Quand un chercheur ou une institution sont pris en flagrant délit de conflit d’intérêt avec l’industrie, c’est la crédibilité même de la science qui est entachée. Lire >>

Des soucis et des hommes
La psychiatrie en folie!
02/03/2012 - Vous mangez trop, vous passez de trop nombreuses heures sur Internet, vous vous emportez au volant? Selon la nouvelle mouture du DSM – la bible des psychiatres –, vous pourriez souffrir d’un trouble mental! Lire >>

Par Raymond Lemieux
La cinquantaine
01/03/2012 - Il y a eu l’American Dream. Il y a eu aussi le rêve Québécois. Il est né en 1962 – comme Québec Science – et il a étourdi toute une génération. Ça ne fait pas de mal de s’en souvenir. Lire >>

Dominique Forget
Quand Montréal voulait toucher le ciel
01/03/2012 - Il fallait de la vision et du savoir-faire pour construire le plus haut gratte-ciel du Commonwealth, il y a 50 ans. Un peu de folie aussi. Lire >>

Par Marine Corniou
Nanotechnologies, une révolution invisible
01/03/2012 - De l’or rouge, bleu, jaune. Du caoutchouc rigide comme de l’acier, du métal aussi transparent que l’eau et aussi léger que l’air... Tout cela existe et a déjà envahi notre quotidien, presque à notre insu. Merveilles et dangers de l'infiniment petit. Lire >>

Par Joël Leblanc
Phoques à la dérive
01/03/2012 - Dans le golfe du Saint-Laurent, chaque hiver, le couvert de glaces diminue, menaçant les phoques qui en ont besoin pour mettre bas. Lire >>

Par Marine Corniou
Le secret du mastodonte
01/03/2012 - Les archéologues sont tombés sur un os. Un os taillé en pointe de flèche, qui pourrait ajouter deux millénaires à la préhistoire de l’Amérique. Lire >>

Par Pascale Millot
Beau temps pour les autruches!
09/01/2012 - Les anti-écolos se drapent dans les habits du cynisme pour mieux s’enfouir la tête dans le sable. Mais la science, la vraie, celle qui allie rigueur et précaution, n’admet ni cynisme ni mensonge. Lire >>


Il faut encourager la recherche libre
21/12/2011 - Rémi Quirion assume depuis septembre dernier le nouveau poste de «scientifique en chef du Québec». Sa recette pour dynamiser la recherche et l’innovation? Démarrer de grands projets, instaurer un dialogue entre les chercheurs, les entreprises et les organismes publics, faire rayonner les recherches québécoises dans le monde et faire briller la relève. Lire >>


Les 10 découvertes de l’année
21/12/2011 - Mais que vont-ils bien pouvoir encore inventer? Année après année, nous sommes impatients de découvrir le fruit du travail des chercheurs québécois. La cuvée 2011 des découvertes de l'année n'a rien à envier aux précédentes. Lire >>

Par Marine Corniou
Sida: de Kinshasa à Port-au-Prince
21/12/2011 - Le microbiologiste Jacques Pépin a retracé l’histoire du VIH depuis 1920. Une enquête aussi passionnante que dérangeante. Lire >>

Des soucis et des hommes
Le prix du savoir
21/12/2011 - Le gouvernement veut hausser les droits de scolarité universitaires de 75% en 5 ans. C’est 25 fois plus que l’augmentation prévisible du coût de la vie. Lire >>


Crêpes stellaires, Univers chiffonné et autres nouvelles du cosmos
02/12/2011 - L’astrophysicien Jean-Pierre Luminet décrypte l’Univers depuis 30 ans. Il nous raconte les fascinantes avancées de la science des étoiles. Lire >>

Des soucis et des hommes
Du temps pour l’autre
30/11/2011 - L’attachement ne se construit pas dans l’instantanéité. Pour le tisser, il faut du temps. Un temps étranger à Facebook et à Twitter. Lire >>

Par Joël Leblanc
Chercheurs de traces
30/11/2011 - L’art ancestral du pistage sert aujourd’hui les biologistes qui veulent identifier les espèces et dresser des inventaires. Le «cybertracking» est même en train de révolutionner cette technique qui était jadis l’apanage des peuples autochtones. Lire >>

Par Gabrielle Duchaine
La muscu, pas si cool!
30/11/2011 - Pour avoir un ventre plat et de gros bras, les adolescents sont prêts à suer sang et eau dans des gymnases, et à ingérer quantité de suppléments. Une mode qui pourrait bien avoir de sérieux impacts sur leur santé. Lire >>

Par Marine Corniou
Insomnia
30/11/2011 - Les troubles du sommeil sont devenus un véritable problème de santé publique. Pourtant, l’insomnie ne date pas d’hier. Pourquoi souffrons-nous autant de mal dormir? Lire >>

Par Dominique Forget
Le bilinguisme c’est for me… dable!
30/11/2011 - Parler plusieurs langues, c’est bon pour la santé! Les personnes bilingues seraient notamment mieux protégées contre la maladie d’Alzheimer, révèlent de récentes recherches. Lire >>

Par Nicolas Mesly
Aime ta vache, ta vache t'aimera
25/10/2011 - Quel genre de vie ont eu nos vaches, veaux, poules et cochons avant de finir au comptoir des viandes? De plus en plus de consommateurs s’interrogent sur les pratiques des élevages dits «industriels» où les animaux sont enfermés presque en permanence et subissent des traitements que certains qualifient de cruels. Entrevue avec Anne-Marie de Passillé. Lire >>

Par Robert Pouliot
Crise financière: opération coupe-feu
25/10/2011 - De nombreux outils scientifiques permettent de surveiller les marchés et de prévoir les soubresauts de la finance. Mais ils ne sont pas utilisés! Ce texte de «finance-fiction» nous offre un aperçu des nouvelles techniques d’anticipation des catastrophes financières. Un peu comme les météorologues peuvent aujourd’hui voir venir les tempêtes et les ouragans, et ainsi conseiller aux populations d’évacuer ou de se barricader chez elles. Lire >>

Par Fabien Gruhier
Une histoire bien épicée
25/10/2011 - Elle n’a l’air de rien, comme ça, dans la poivrière, mais cette épice millénaire a déjà été l’objet de toutes les convoitises. Redécouverte par d’audacieux gourmets, elle se décline aujourd’hui en formes singulières, ajoutant de la joie et du piquant à nos plats. Lire >>

Par Gilles Provost
comment Terre-Neuve va court-circuiter le Québec
25/10/2011 - Si Terre-Neuve atteint son indépendance énergétique vis-à-vis du Québec, ce sera grâce au courant continu. Les nouvelles technologies de transport électrique sur de longues distances l’ont remis à l’ordre du jour. Lire >>

Par Marine Corniou
La science à la barre
25/10/2011 - L’utilisation de l’imagerie médicale par les tribunaux marque le début d’une nouvelle ère en droit criminel. Pourra-t-on maintenant s’appuyer sur les neurosciences pour déterminer le degré de responsabilité d’un accusé? Est-ce une caution scientifique infaillible? Lire >>

Des soucis et des hommes
Jeux virtuels, violence réelle
25/10/2011 - À tuer et torturer virtuellement, nous nous déshumanisons réellement. Lire >>

Par Mélanie Saint-Hilaire
Du joug au jeu
22/09/2011 - Pendant trois siècles, les Québécois ont partagé leur quotidien avec les chevaux. En cette Année internationale de la médecine vétérinaire, l’alliance est toujours bien vivante. Elle se renouvelle aujourd’hui par l’équitation et par l’art. Lire >>

Par Marine Corniou
Tempêtes maudites
22/09/2011 - Les grandes marées de 2010 ont causé des dégâts sans précédent sur les côtes du Bas-du-fleuve et de la Gaspésie. Contre ces assauts, les armes déployées par les résidants font souvent plus de tort que de bien. Comment mieux protéger notre littoral? Lire >>

Par Elias Levy
World War Web
22/09/2011 - Jusqu’au début des années 2000, la cyberguerre était un concept vague relevant de la science-fiction. Loin des champs de bataille traditionnels, les ordinateurs constituent désormais des lieux d’affrontements de plus en plus violents. Lire >>

Par Pascale Millot
«Quand je serai plus là, qui va s’occuper de mes poissons?»
22/09/2011 - Simon, Laurent et Kelly-Anne ont été emportés par une maladie grave. Entourés des équipes de soins palliatifs pédiatriques, ces enfants ont pu «vivre jusqu’au bout». Incursion au cœur d’une médecine différente, touchante, complexe. Lire >>

Par Marine Corniou
L'amour au temps de Neandertal
22/09/2011 - Homo sapiens et Neandertal ont eu des relations très rapprochées. Une équipe de généticiens québécois vient de confirmer qu’il y a même eu métissage. Lire >>

Des soucis et des hommes
La meilleure école au monde
22/09/2011 - Notre obsession à soumettre nos enfants à une évaluation précoce et comparative a surtout à voir avec notre propre insécurité, et nourrit la leur. Lire >>

Par Giovanni Calabrese *
Culture générale, dites-vous ?
29/06/2011 - Dans une gazette que personne ne qualifierait de culturelle, telle chroniqueuse a récemment épinglé l’inculture dont souffriraient les jeunes qui, selon son ami professeur dans un établissement pré-universitaire... Lire >>

Des soucis et des hommes
Ces pères qui tuent leurs enfants
29/06/2011 - Qu’est-ce qui pousse des hommes malheureux à commettre ce crime innommable? Peut-on prévenir de tels drames? Lire >>

Par David Nathan
Du petit brandy à McSleepy
29/06/2011 - Il fut un temps où l’on endormait les patients à coups de maillet! Aujourd’hui, l’anesthésie est devenue une discipline médicale très sophistiquée, et une épreuve beaucoup plus douce pour ceux qui doivent se faire opérer. Lire >>

Par Nicolas Mesly
La campagne arrive en ville
29/06/2011 - Serres sur les toits, potagers sur les balcons, ruchers dans les parcs, poulaillers dans les cours, l’agriculture urbaine est en plein essor. Lire >>

Par Raymond Lemieux
Territoire de l’ambigu
29/06/2011 - Les frontières des pays et des régions revêtent une importance capitale dans l’évolution des sociétés. Et ce n’est pas sans créer des problèmes lorsqu’elles sont mal définies. Le Québec en fournit un bel exemple. Lire >>

Que faut-il savoir en 2011?
L’anti-quiz de l’été
29/06/2011 - Avec la collaboration de chercheurs de renom, nous vous avons concocté un questionnaire qui vous permettra de mesurer votre «quotient scientifique». Êtes-vous bien outillé pour le XXIe siècle? Lire >>

Dix ans après les attentats du 11 septembre 2001, l’industrie de la surveillance est en plein essor. Mais pour notre sécurité, va-t-on trop loin?
La révolution biométrique
29/06/2011 - Au premier étage de l’aéroport Montréal-Trudeau, dans la salle des arrivées, les hommes d’affaires pressés savent désormais comment échapper à la longue file d’attente... Lire >>

Suivez le guide
Les chemins de la science
30/05/2011 - La science, c’est inaccessible; c’est pour les premiers de classe; cela ne mène pas à des métiers intéressants! Lire >>

Par Nicolas Mesly
Le long voyage du steak
30/05/2011 - Notre steak peut parcourir des milliers de kilomètres avant d’aboutir dans l’assiette. Autant qu’une banane ou qu’une papaye. Même si le bœuf dont il provient a grandi au Québec. Lire >>

Par Fabien Gruhier
La chimie secrète du quotidien
30/05/2011 - La science a permis de découvrir une panoplie de molécules au pouvoir inouï. Certaines effacent les rides; d’autres parfument les gâteaux et plus encore. Petit abécédaire de quelques substances qui ont changé notre vie. Lire >>


Le paranormal en 6 leçons faciles
30/05/2011 - Tables qui bougent, fantômes qui surgissent, esprits qui parlent, tout est possible, à condition d’y croire! Voici un vrai-faux guide (scientifique) pour réussir vos expériences paranormales. Ou du moins le laisser croire... Lire >>

Par Marine Corniou
Kheops le mystère élucidé?
30/05/2011 - Des physiciens québécois, experts en technologie infrarouge, vont tenter de voir à travers la grande pyramide. Leur but: résoudre l’énigme de sa construction. Lire >>

Entrevue avec Sylvie Lafrenaye
Pour une médecine sans douleur
30/05/2011 - La majorité des patients souffrent inutilement. Pourtant, les médecins savent très bien comment les soulager. Lire >>

Par Mathieu Gobeil
Les faussaires de la dissertation
29/04/2011 - Les plagiaires sont parmi nous! Facilitée par Internet, la tricherie se propage, obligeant les collèges et les universités à implanter des mesures de contrôle. Lire >>

Entrevue Anne-Marie Mes-Masson
À chaque malade, son traitement?
29/04/2011 - La médecine personnalisée promet de révolutionner la manière de combattre le cancer. Lire >>

Par Mélanie Saint-Hilaire
Les maisons aux pignons verts
29/04/2011 - Portées par le grand vent écologique qui souffle sur le Québec, les habitations écologiques poussent par dizaines. Qu’ont-elles de si spécial? Comment se bâtir un logis qui respecte l’environnement? Lire >>

Par Émilie Cler
De Hollywood à Montréal
29/04/2011 - Il y a 100 ans naissait le cinéma de Hollywood. Mais aujourd’hui, la magie de l’image se crée aussi dans une autre ville. Montréal est devenue experte en effets visuels. Lire >>

Billet
L’appel du cosmos
29/04/2011 - Youri A. Gagarine a été le premier humain à voir la Terre depuis l'espace. Mais le rêve que son envolée a alimenté, il y a 50 ans, s’est passablement évanoui. Out, l’exploration spatiale? Lire >>

Catherine Dubé
Un cerveau heureux
21/12/2010 - Rien ne nous condamne à être malheureux, même pas nos gènes. Lire >>

Catherine Dubé
1, 2, 3... bébés ?
09/12/2010 - En 10 ans, le nombre de jumeaux a augmenté de 50 % au Québec. Celui des triplés, de 100%. Tout cela à cause des techniques de procréation assistée. Lire >>

Emilie Cler
Le gaz de la discorde
07/12/2010 - Le gaz de shale est accessible comme jamais auparavant grâce à des techniques d'analyse et de forage inédites. Lire >>

Emilie Cler
Une oreille bionique
07/12/2010 - Un jeune chercheur montréalais a conçu un bouchon d'oreille «intelligent» qui coupe les sons de façon sélective. Lire >>

Emilie Cler
Des cités sous la mer
07/10/2010 - Des architectes audacieux planchent sur des immeubles et des jardins océaniques… Lire >>

Marie-Pier Elie
Canonisé par la science
06/10/2010 - Le Frère André sera canonisé le 17 octobre. Notre journaliste s'est rendue à Rome pour comprendre comment le Vatican fabrique les saints. Lire >>

Catherine Dubé
Au bonheur des curieux
29/09/2010 - Les gens curieux sont plus heureux, en meilleure santé et plus intelligents que les autres. La curiosité est-elle aussi un facteur de réussite scolaire ? Lire >>

Emilie Cler
Des fous dans le pétrole
28/09/2010 - Les fous de Bassan de l'île Bonaventure écopent eux aussi de la marée noire qui souille le golfe du Mexique Lire >>


Pourquoi ils ont peur du noir?
30/07/2010 - Un monstre sous le lit, un fantôme dans la penderie, un vampire sous la fenêtre, l'imagination des bambins n'a pas de limite... Lire >>

Anne-Marie Simard
Stressé dans l'oeuf!
30/07/2010 - Maman anxieuse, maman toxique? Il semble bien que oui, et ce, même avant la naissance de bébé. Lire >>

Catherine Dubé
Le bâton ou la carotte?
30/07/2010 - Il y a deux façons de convaincre les compagnies pharmaceutiques de faire plus d'essais cliniques sur les enfants: l'argent et la loi. Lire >>

Catherine Dubé
Les écrans rendent-ils violent?
30/07/2010 - La brutalité symbolique peut aussi permettre d'apprivoiser celle du monde réel. Lire >>

Ariane Aubin
Piqué au vif !
07/07/2010 - Les moustiques ne sont pas que des enquiquineurs. Ils jouent aussi un rôle écologique de premier plan. Lire >>

Mathieu Gobeil
État de choc
06/07/2010 - Chaque année, 13 000 personnes sont victimes d’un traumatisme crânien au Québec. Voici ce qui se passe dans la tête quand ça cogne. Lire >>

Joël Leblanc
Nous ne sommes pas seuls
05/07/2010 - La vie est d’éclosion «facile» et elle est tenace, confirment les plus récentes découvertes. Reste à savoir comment la trouver… Ce sera la grande quête du XXIe siècle. Lire >>

Catherine Dubé
L'effet frigo
05/07/2010 - Les vieux frigidaires sont de véritables nuisances environnementales. On vous paye même pour vous en débarrasser! Lire >>

L’envers des choses
Pas de pneus dans ma cour!
08/04/2010 - Le recyclage des vieux pneus fonctionne tellement bien au Québec qu’on manque de matière première. On doit en importer! Lire >>