Suivez-nous sur Twitter Suivez-nous sur Facebook VQ  velo.qc.ca 
Reportages

Des JO techno

Par Annie Labrecque - 26/01/2018
-
Les Jeux olympiques d’hiver de 2018 en Corée du Sud marqueront le coup d’envoi de nouvelles technologies qui pourraient bien s’immiscer dans notre quotidien à brève échéance. D’autres innovations sont conçues spécifiquement pour donner un coup de pouce aux athlètes. Tour d’horizon de ces gadgets étonnants.   

Drones, robots et autobus autonomes
Les drones sont apparus dans le paysage des compétitions olympiques lors des Jeux de Sotchi et de Rio. Les spectateurs risquent aussi d’en voir un peu partout à PyeongChang, ville hôte des compétitions. Ils serviront à filmer et à mesurer la performance des athlètes, en plus d’être un moyen de surveillance.

À l’aéroport international d’Incheon, les visiteurs croiseront des robots balayant le sol ou aidant les voyageurs à trouver leur chemin. Répondant au nom de Troika, le robot fabriqué par la compagnie LG n’est pas plus grand qu’un enfant. Il informe de l’heure des prochains vols en quatre langues (coréen, anglais, chinois et japonais) et, si besoin, il accompagne les visiteurs jusqu’à leur porte d’embarquement.

Des autobus autonomes de Hyundai Motors, équipés de la télédétection par lidar pour éviter les autres véhicules ou les obstacles, circuleront à 15 km/h dans les rues de PyeongChang. Un chauffeur sera tout de même présent pour prendre la relève.

Banc d'essai de la 5G
La nouvelle génération de réseau mobile 5G, dix fois plus rapide que le 4G actuel, fera ses premiers pas à PyeongChang. La 5G permet de transmettre des quantités phénoménales d’information : des dizaines de gigabits par seconde ! Cela signifie qu’on pourra télécharger l’équivalent de 30 films en 1 seule seconde. C’est une bonne nouvelle pour les applications misant sur l’expérience immersive, qui se révèlent très gourmandes en données.

Le déploiement de la 5G sur les sites olympiques permettra aux visiteurs de vivre la compétition en temps réel en adoptant le point de vue de l’athlète grâce à des lunettes de réalité virtuelle avec une vision à 360°. Ils pourront aussi y accéder à l’aide d’un téléphone mobile, mais l’effet immersif sera forcément moins réussi. Cette option n’est toutefois pas disponible pour les spectateurs à la maison. Mais on pourra se consoler en choisissant parmi plusieurs épreuves diffusées en direct sur le Web.

Afin de pouvoir apprécier ce nouveau réseau mobile, des appareils seront disponibles sur les sites de compétition, car les « vieux » modèles seront incompatibles. Les JO servant de test pour lancer la 5G, il faudra attendre au moins jusqu’en 2020 avant qu’elle soit offerte partout dans le monde.

Le sombre nuage de la Corée du Nord
L’escalade du conflit opposant les États-Unis à la Corée du Nord fait craindre le pire à certains observateurs : PyeongChang étant situé à moins de 100 km de la frontière séparant les deux Corées, les athlètes et les visiteurs courent-ils un risque ?

Selon Benoit Hardy-Chartrand, chercheur au Centre pour l’innovation dans la gouvernance internationale, il est très peu probable de voir le président Kim Jong-un fourbir ses armes. « Ce serait absolument suicidaire de la part de la Corée du Nord de lancer une attaque pendant l’événement. Les représailles pourraient être beaucoup trop dangereuses pour le régime nord-coréen », soutient le spécialiste de l’Asie du Sud-Est.

En entrevue avec Québec Science, un responsable du comité d’organisation des Jeux olympiques de 2018 se veut par ailleurs rassurant : « Le gouvernement
sud-coréen prend tous les moyens nécessaires pour garantir la sécurité en travaillant notamment avec l’armée et les agences de sécurité internationales. »

Évidemment, le caractère imprévisible du leader nord-coréen ne garantit pas la stabilité pour autant. « Il y a eu des précédents, comme en 1987, quelques mois avant la tenue des Jeux olympiques d’été de Séoul. La Corée du Nord avait fait exploser un avion sud-coréen afin de perturber l’événement. Pour le moment, ce scénario est difficilement imaginable. Le pire serait des provocations indirectes, des lancements de missiles ou un test nucléaire pour attirer l’attention. Mais rien de tout cela ne pourra réellement perturber le déroulement des JO », maintient Benoit Hardy-Chartrand.

Cela étant dit, les tensions devraient baisser d’un cran, car la Corée du Nord a obtenu son laissez-passer aux Jeux grâce à un couple de patineurs artistiques. Ceux-ci se sont qualifiés l’automne dernier en présentant un programme sur l’air Je ne suis qu’une chanson de Ginette Reno, rien de moins.

>>> Lire la suite de ce reportage dans le magazine de Janvier-février 2018.

Afficher tous les textes de cette section