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Reportages

Des cas extrêmes d'hypothermie

Par Guillaume Roy - 17/02/2017
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Jusqu'à quel point peut-on se refroidir sans mourir?

En 1999, Anna Bågenholm, une radiologiste suédoise âgée de 28 ans, est restée dans l’eau glaciale pendant 80 minutes lors d’un accident de ski en Norvège. Coincée entre des roches et la glace, elle a pu survivre en respirant dans une petite poche d’air. Après 40 minutes, quand les secours l’ont sortie de la glace, son cœur avait cessé de battre et elle ne respirait plus.

Dans le transport d’urgence par hélicoptère, les secours ont tenté la réanimation cardio-respiratoire et le défibrillateur, sans succès. Une fois à l’hôpital, les médecins ont constaté que sa température corporelle avait chuté à 13,7°C. Ils l’ont connectée à une machine de circulation extra-corporelle par membrane qui réchauffe et oxygène le sang. Puis, après trois heures d’arrêt cardiaque, son cœur s’est remis à battre normalement.

Anna Bågenholm s’est réveillée au terme d’un coma de 10 jours. Il lui a fallu plus de deux mois pour retrouver l’usage presque complet de ses membres; elle n’a conservé que quelques symptômes mineurs causés par des nerfs altérés dans ses mains et ses pieds. Aucun dommage cérébral permanent n’a été constaté.

Parmi les cas qui font légende, on compte aussi celui d’une jeune Suédoise de sept ans qui a survécu après avoir atteint 13°C. Elle avait été retrouvée dans les eaux glaciales de l’océan Atlantique.

Quant à Karlee Kosolofski, une fillette de deux ans de la Saskatchewan, elle a été ramenée à la vie en 1994 après s’être aventurée dehors, la nuit, en plein hiver. Elle portait des bottes et un manteau par-dessus son pyjama, mais ce n’était pas suffisant pour la tenir au chaud. Quand sa mère l’a trouvée le lendemain, son petit corps raidi était à 14,2°C.

Lire aussi notre dossier sur la science du froid.
 

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