Suivez-nous sur Twitter Suivez-nous sur Facebook VQ  velo.qc.ca 
Reportages

La science futuriste d'Expo 67

Par Jean-Benoît Nadeau - 18/05/2017
-
Expo 67, c’était bien plus que La Ronde ! En son temps, elle aura été la première exposition universelle à vocation éducative, culturelle et scientifique sur le continent américain à recevoir la caution officielle du Bureau international des expositions, à Paris. Pendant six mois, elle a permis à quelque 50 millions de visiteurs de se familiariser avec les nouveautés techniques et scientifiques – aussi bien celles qui faisaient alors les manchettes que celles dont on entendait vaguement parler. Avec 50 ans de recul, et malgré leur petit côté rétro, certaines avancées étaient de réels progrès dont on profite encore aujourd’hui.

1 - Tour de force

La réalisation d’Expo 67 fut en soi une prouesse d’ingénierie et d’informatique. Les organisateurs n’ont eu que 1 015 jours pour construire 847 pavillons et bâtiments, 27 ponts, 17 km de rails, 75 km de routes et trottoirs, 200 km de canalisations. Au plus fort des travaux, le chantier comptait plus de 10 000 ouvriers. Tout a été terminé avec quelques mois d’avance grâce à un nouveau procédé appelé « méthode du chemin critique », qui a été mis en application presque simultanément par Expo 67 et la NASA. Ce système de contrôle informatique par carte perforée permettait de réaliser des projets complexes en coordonnant l’ensemble des échéances à rencontrer.

Si Expo 67 n’a eu à déplorer que peu d’accidents, c’est parce que l’informatique aura été largement utilisée pour contrôler le site durant l’événement. Commandité par la Canadian General Electric, le Centre de contrôle des opérations utilisait plusieurs ordinateurs pour superviser les guichets d’entrée, la billetterie, les horloges officielles, les panneaux d’affichage électroniques, les caméras de surveillance, les coefficients d’utilisation des stationnements et les trains robotisés.

Lire la suite dans le numéro en kiosque.
 

Afficher tous les textes de cette section