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Reportages

Les atomes de l'Orient

Propos recueillis par Elias Levy - 19/10/2015
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Après 12 longues années de tergiversations et d’âpres négociations, les grandes puissances occidentales et l’Iran viennent de conclure un accord dit historique au sujet du développement de la filière nucléaire iranienne.

Une autre puissance nucléaire est-elle donc née? Pas si vite! Cet accord n’est «ni définitif ni irrévocable», avertit l’un des meilleurs spécialistes européens de ce dossier, Camille Grand. Directeur de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), professeur à l’Institut d’études politiques de Paris et à l’École nationale d’administration (ENA), Camille Grand est aussi l’auteur de nombreux ouvrages, monographies et articles consacrés en particulier aux questions de sécurité européenne, à la politique nucléaire, à la
non-prolifération nucléaire et au désarmement.



Croyez-vous que l’accord conclu le 14 juillet dernier à Vienne entre les grandes puissances occidentales et l’Iran est une réussite ?

C’est un accord nécessaire. Parce que ça faisait 12 ans que le P5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU – États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni – plus l’Allemagne) négociait avec l’Iran à propos de son programme nucléaire. Pour la première fois, les deux parties sont parvenues à parapher un accord raisonnablement solide, qui traite le problème du nucléaire iranien d’une manière assez conséquente. C’est un document très dense : 150 pages très techniques qui s’efforcent de couvrir tous les sujets difficiles. Il ne s’agit pas seulement d’un engagement politique classique, mais d’un accord complet et rigoureux qui établit le cadre des activités nucléaires iraniennes pour la prochaine décennie.


Lire la suite dans le numéro de novembre 2015.

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