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Reportages

Qui donc a tué le crime ?

Par Marc-André Sabourin - 18/05/2017
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Ici et ailleurs, le taux de criminalité connaît une chute impressionnante. Pourquoi ? Voilà un mystère que des scientifiques tentent d’élucider, comme d’authentiques Hercule Poirot des statistiques.

Bobby Pellicano, 26 ans, poignardé. Pascal Cronier, 34 ans, poignardé. Tilus Saintilus, 20 ans, tué par balle. Jean-Benoît Doré, 51 ans, battu à mort. Charlie Cecillia Garcia Larez, 36 ans, étranglée. Alexandre Tremblay, 22 ans, tué par balle...

La liste des personnes assassinées en 2015 au Québec s’allonge encore de 71 noms. C’est trop, mais c’est tout de même 31 de moins qu’en 2012, 70 de moins qu’en 2000 et 136 de moins qu’en 1989. Car contrairement aux idées reçues, de façon générale, le crime recule depuis un quart de siècle dans la province, et même au pays.

En fait, le terme « dégringolade » décrit avec plus de justesse la situation observée au Canada. De 1991 à 2015, dernière année pour laquelle les données sont disponibles, le taux de criminalité a chuté de 49,7 %. Et il n’y a pas que le nombre de délits qui diminue; leur violence aussi. L’Indice de gravité de la criminalité est tombé de 41 % depuis la création de cette échelle par Statistique Canada, en 1998.

Le phénomène n’est pas unique au pays. En regardant l’évolution du taux d’homicides – la mesure de la criminalité la plus facile à comparer –, une courbe semblable apparaît en Australie, en Suède, en Allemagne, en Italie et dans une quinzaine d’autres pays occidentaux, y compris – oui, oui – les États-Unis. Une tendance encourageante… que les experts ne s’expliquent pas !

Or, ce ne sont pas les théories qui manquent. Comme dans tout bon roman policier, la liste des suspects est longue et certains éveillent plus facilement les soupçons.

Lire la suite dans le numéro en kiosque.

Illustration: Dushan Milic

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