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Professions

Agente de protection de la faune

20-09-2014

Castors, orignaux, écureuils volants, aigles, salamandres… La diversité de la faune du Québec est une richesse à protéger ! Certaines activités humaines, comme la chasse et l’exploitation forestière, menacent la survie de certaines espèces. En chaloupe, en camion ou à pied, l’agent de protection de la faune surveille l’ensemble du territoire. Absence de permis de chasse, capture d’espèces interdites ou braconnage, rien n’échappe à ce protecteur de la nature. Son travail est de signaler aux autorités les situations d’urgences, par exemple une pollution aux produits chimiques. La prévention et l’éducation font également partie de ses tâches.

Journée type

Aujourd’hui, pas question de trainer au lit. En juin, c’est la période de la pêche et il faut arriver tôt pour contrôler et informer les pêcheurs. La première chose indispensable : prévoir une bonne collation ! Nathalie ne sait jamais à quelle heure elle terminera sa journée. À 4 heures, l’agente arrive à son bureau et consulte ses messages. Changement de plan : ce matin, les pêcheurs ne la verront pas de sitôt, car on lui signale qu’un cerf a été abattu, ce qui est interdit en cette saison.

Après avoir préparé jumelles, GPS et imperméable, Nathalie va sur le terrain avec un collègue pour recueillir des preuves et pendre des photos. L’enquêteuse a déjà un suspect en tête et vérifie avec le central des renseignements policiers et dans sa base de données s’il est déjà connu. L’enquête est déjà bien amorcée, la professionnelle pourra interroger le braconnier et rédiger le rapport d’infraction dans les jours à venir.

Pas le temps de se reposer, une deuxième alerte est lancée. Un ours se trouve trop près d’une garderie. L’équipe arrive sur les lieux et immobilise l’animal avec des fléchettes anesthésiantes. L’ours est placé confortablement dans une cage. Avant de lui rendre sa liberté plusieurs kilomètres plus loin, Nathalie lui pose une étiquette jaune à l’oreille. L’agente de protection de la faune rend finalement visite à quelques pêcheurs avant de rentrer chez elle vers 18 heures.

Études

Sur les bancs d’école…
Nathalie a suivi une formation professionnelle en conservation de la faune (équivalent du DEP) puis en biologie (un baccalauréat). Elle a choisi de travailler dans les parcs québécois et par la suite à la Protection de la faune.

Au cégep :
• DEC en techniques d’aménagement cynégétique et halieutique
• DEC en techniques du milieu naturel, option conservation de la faune
• AEC en protection de la faune (environ 16 mois)
• DEP en protection et exploitation de territoires fauniques (environ un an et demi)

Remarque : pour travailler au Ministère (comme Nathalie), il faut suivre une dernière formation de 12 semaines au Centre de formation et de perfectionnement de la protection de la faune à Duchesnay.

Et après ?
Les diplômes collégiaux (AEC, DEC) permettent de travailler pour les instances gouvernementales (Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, Ministère de l’Environnement, Service canadien de la faune, Parcs Canada…).

*Le diplôme professionnel (DEP) permet de travailler pour des employeurs privés (zones d’exploitation contrôlée (ZEC), pourvoiries, centres d’interprétation de la nature, entreprises de tourisme d’aventure et de plein air…) ou autres (groupements forestiers, parcs régionaux…).

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