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Professions

Bio-informaticien

27-11-2014

L'ADN, une fois déchiffré, c'est beaucoup de A, de T, de C, de G…

Les progrès spectaculaires de ces dernières décennies dans le domaine de la biologie génèrent une quantité énorme de nouvelles données scientifiques et des résultats informatisés de plus en plus complexes. Il est devenu urgent de former de véritables spécialistes des sciences biologiques et informatiques : les bio-informaticiens.

Ces scientifiques créent, développent et améliorent des programmes pour stocker, classer et analyser des données biologiques, modélisent des molécules ou des systèmes biologiques pour améliorer leur compréhension… à des fins médicale, environnementale ou encore agroalimentaire.

Journée type

Une journée dans la vie de Simon

Simon Hardy arrive au centre de recherche de l’Institut Universitaire en Santé Mentale vers 9 heures. Il commence par consulter ses courriels et lire des publications scientifiques pour se tenir à jour. Il part ensuite à la rencontre des deux étudiants à la maîtrise qu'il dirige et de son stagiaire pour faire le point sur l’avancement de leur projet. Aujourd’hui, un de ses étudiants rencontre un problème avec un logiciel que le bio-informaticien connait bien, il peut alors lui apporter son aide.

Simon va ensuite faire lui aussi de la programmation, réaliser des recherches sur ses différents projets et analyser des données. Il doit notamment écrire un code informatique pour lancer une simulation sur un système de neurones étudiés à l’Institut.

Il se rend ensuite à l’Université Laval pour assister à une réunion de comité où il discute avec ses collègues des problèmes du département et décide des nouvelles embauches. Simon finit sa journée en assistant à un séminaire pendant lequel un chercheur présente ses travaux.

Vers 17 heures, le bio-informaticien rentre chez lui. Comme deux ou trois fois dans la semaine, l’enseignant se remet au travail vers 20 heures et prépare le cours de bio-informatique qu'il doit donner.

Études

Sur les bancs d’école…
Lorsque Simon Hardy a commencé ses études, la bio-informatique était nouvelle. Il a réalisé un baccalauréat, une maîtrise et un doctorat en Génie informatique à l’École Polytechnique de Montréal. C’est pendant son doctorat qu’il s’est tourné vers la bio-informatique. Il a ensuite réalisé un stage postdoctoral au Systems Biology Center à New York et il a eu l’occasion de travailler 1 mois au National Center for Biological Sciences en Inde.

Au Cégep :
DEC en Sciences de la nature ou tout autre DEC connexe comprenant des cours de mathématiques, physique, chimie, biologie et programmation informatique (dépendamment de l’Université visée).

À l’Université :
Un baccalauréat en bio-informatique. L’Université Laval à Québec et l’Université de Montréal offrent cette formation.
Une maîtrise en bio-informatique offerte à l’Université de Montréal. Il est possible de réaliser une maîtrise dans des disciplines connexes (informatique, biochimie…) à l’Université Laval à condition de réaliser son stage en bio-informatique.
Pour devenir chercheur en bio-informatique, il faut par la suite réaliser un doctorat et un post doctorat à l’étranger.

Et après ?
Les perspectives de carrière sont nombreuses et variées et la demande en bio-informaticien est grande. Le bio-informaticien peut travailler dans différents domaines comme la santé, l’agroalimentaire, l’environnement (agriculture, pêches, forêts)…
Les employeurs potentiels sont nombreux : centre de recherche des milieux hospitaliers et universitaires, entreprises bio-informatiques et informatiques, industries pharmaceutiques, biomédicales et de biotechnologies, entreprises privées de recherche médicale, entreprises agroalimentaires…

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