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Professions

Écologiste moléculaire

21-09-2014

ADN, molécule, biodiversité, conservation… des mots qui appartiennent au langage courant de l’écologiste moléculaire. Née de la fusion de la biologie moléculaire et de la génétique, appliquée à l’écologie, cette récente discipline s’intéresse au monde vivant. Le chercheur étudie la paternité, la diversité génétique ou encore la structure génétique d’une population. Ces recherches pourront par exemple améliorer la production de truites en aquaculture, gérer une population naturelle de cerf, réaliser une expertise sur une carcasse braconnée, ou encore connaitre l’histoire évolutive d’une espèce.

Journée type

Une journée dans la vie de Louis

En se levant, Louis commence toujours par travailler une ou deux heures chez lui avant de rejoindre son bureau vers 7 heures 30. Sa première tâche consiste à s’occuper de la revue Evolutionary Applications dont il est le rédacteur en chef. Il évalue les articles proposés pour publication et fait des choix. Il s’attelle ensuite à lire les courriels reçus pendant la nuit en provenance d’Europe.

Selon les journées, il rencontre quelques-uns de la trentaine d’étudiants qu’il supervise pour parler de leur projet et travailler sur leur publication. L’écologiste passe ensuite une partie de l’après-midi à travailler sur des demandes de financement pour ces futurs projets. Il a justement un appel du Ministère pour discuter de l’avancement d’une de ses recherches.

Sans plus tarder, le professeur doit aussi corriger les examens de ses étudiants et préparer son prochain cours en génétique et conservation de la biodiversité. Avant de terminer sa journée vers 18 heures, il commence à préparer sa présentation pour un prochain congrès. Cinq à six fois par année, le chercheur part aux quatre coins du Monde pour présenter ses recherches. Sans compter ses sorties sur des plans d'eau pour prélever quelques poissons.

Études

Sur les bancs d’école…
Louis Bernatchez a fait un DEC en sciences pures au cégep de Lévis-Lauzon. Il a ensuite réalisé un baccalauréat de biologie et une maitrise en écologie au département de Biologie de l’Université Laval.

Il a ensuite commencé un doctorat sur les corégones avant de s’intéresser aux salmonidés en génétique. Louis Bernatchez a ensuite réalisé 2 postdoctorats (à Montpellier en France et en Ontario) sur la génétique et l’évolution de populations de poissons.

Au Cégep :
DEC en sciences de la nature (2 ans) ou DEC technique (3 ans)

À l’Université :
– Baccalauréat en biologie, écologie ou discipline connexe (3 ou 4 ans)
– Maîtrise en biologie, écologie ou discipline connexe (2 an). Pendant ces deux années, l’étudiant est initié à la recherche et rédige un mémoire.
– Doctorat en écologie moléculaire (3 à 4 ans)
– Stage postdoctoral à l’étranger (1 à 2 ans)

Et après ?
L’écologiste moléculaire peut travailler dans différentes structures : les compagnies pharmaceutiques et biomédicales, les laboratoires médicaux privés, les forces armées canadiennes, le gouvernement du Canada (Santé Canada, Agence de santé publique du Canada…), le gouvernement du Québec (Institut national de la santé publique, Ministère de la Santé et des Services Sociaux) ainsi que dans les universités.

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