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Professions

Électronicien

21-12-2018
Électronicien

Photo : IgorVetushko@depositphotos.com

Les appareils électroniques te facilitent la vie de bien des façons. Grâce à eux, tu peux naviguer sur le Web comme sur la mer! Mais que faire quand la technologie te fait faux bond? Pas besoin de retourner à l’âge de pierre, l’électronicien est là pour résoudre les pannes!

Qu’il soit ingénieur ou technicien, l’électronicien est un spécialiste des gadgets en tous genres. Il conçoit, installe, entretient et répare les appareils électroniques. Cela comprend les électroménagers, les systèmes d’alarme, le matériel informatique et audiovisuel, les équipements de communication, et même le guidage de missiles! De la maison au sous-marin, son expertise est utile partout où la technologie se cache.

Entrevue

Sébastien Prenoveau, technicien en électronique

Sébastien est technicien en électronique de navigation. Depuis huit ans, il installe et répare des appareils sur les embarcations de la Marina Gosselin à Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix. Il possède également sa propre compagnie : Proxnav!

En quoi consiste ton travail?

Je m’occupe de tout ce qui a trait à l’électronique et à l’électricité sur les bateaux. Ça comprend toutes sortes d’équipements : système de positionnement, de communication, d’alimentation, etc. Je mets en place les nouveaux appareils et je diagnostique les problèmes des dispositifs défectueux.

Une partie de mon métier consiste également à guider les clients lors de leurs achats. Je présente les produits les plus adaptés à leur bateau et à l’usage qu’ils veulent en faire. Ceux qui font des courses de voile et ceux qui partent en mer pendant des jours n’ont pas nécessairement les mêmes besoins!

Quelle est la différence entre électronique et électricité?

Les deux sont reliés : les appareils électroniques ont besoin d’être alimentés en électricité, et la production d’électricité par les panneaux solaires et les éoliennes est contrôlée par des systèmes électroniques!

Quel genre d’appareils électroniques retrouve-t-on sur les bateaux?

Plusieurs instruments captent des données qui sont transmises, traitées et affichées à l’écran multifonctionnel, une interface où les informations se superposent à une carte. On peut y voir la vitesse et la direction du vent, la profondeur de l’eau, la vitesse et la position du bateau, la présence de navires identifiés par une balise, les masses détectées par le radar et le sonar, la trajectoire calculée par le pilote automatique, etc. Sondes, compas, GPS, ordinateur… tous les appareils travaillent ensemble pour faciliter la navigation.

Il faut également des systèmes de communication. Il y a le téléphone et l’Internet satellite, mais aussi la radio VHF pour appeler la garde côtière et échanger avec les autres bateaux.

Et tu dois connaître tous ces appareils?

Oui! Je dois comprendre leur fonctionnement pour les installer et les réparer adéquatement. Pour chaque nouveau gadget, je dois suivre une formation auprès du fabricant. C’est très important de rester au fait des avancées technologiques!

Sur quels genres de bateaux travailles-tu?

Je travaille surtout sur des voiliers, mais aussi sur des bateaux à moteur. J’ai fait un peu de bateaux commerciaux, mais je préfère les embarcations de plaisance.

Qu’est-ce qui t’a intéressé à ce domaine?

J’ai toujours aimé les sciences et les bateaux. Avant de devenir technicien en électronique, je travaillais déjà dans le milieu maritime et je faisais de l’électronique chez moi pour le plaisir!

Possèdes-tu toi-même un bateau?

Oui, mais étonnamment, à bord de mon bateau, je n’ai que le strict minimum en matière d’électronique. Pas de télévision, pas de technologie… c’est le retour aux sources!

Quelle est la qualité la plus importante pour un électronicien en navigation?

Être minutieux! Si quelque chose arrête de fonctionner alors que le bateau est en mer pour plusieurs jours, ça peut être dangereux pour l’équipage. Il y a beaucoup de petites choses qui peuvent mal tourner, et chaque détail est important. Tout doit être bien planifié et révisé. Je vérifie toujours que tout est bien attaché, fonctionnel, à l’abri de l’eau, etc.

Quel genre de défis rencontres-tu?

Faire de l’électronique sur un bateau, c’est travailler dans un milieu hostile. Les appareils exposés à l’eau peuvent s’oxyder, alors il faut les protéger des éclaboussures!

As-tu des tâches qui sortent de l’ordinaire?

Comme je suis capitaine, je peux partir sur l’eau pour calibrer moi-même les appareils et former les clients. Souvent, ce sont des bateaux tout neufs!

Journée type

Une journée dans la vie de Sébastien

La journée de Sébastien commence souvent par la paperasse : contacter les clients, commander les pièces, estimer les coûts des travaux, planifier l’installation… Pour dessiner les plans du réseau qui relie les appareils, il doit bien sûr visiter les bateaux afin de connaître l’espace et les contraintes à respecter. Ensuite, il peut se mettre à l’ouvrage en cale sèche ou directement sur l’eau!

Études

Sur les bancs d’école…

En 2010, Sébastien a suivi une formation d’accastillage pour travailler en milieu maritime. C’est alors qu’il a eu la piqûre pour l’électronique de navigation. Ayant des amis dans le domaine, Sébastien a pu apprendre le métier en travaillant bénévolement à leurs côtés. Une fois l’expérience acquise sur le terrain, Sébastien a passé des examens aux États-Unis pour obtenir ses certifications.

Établissements offrant le programme :

Au Canada, la seule école où tu peux suivre une formation en électronique de navigation est le Quadrant Marine Institute à Vancouver.

Il n’existe pas de parcours conventionnel pour exercer le métier de Sébastien! Que tu sois autodidacte ou que tu aies un diplôme d’ingénieur, tant que tu as de l’intérêt pour l’électronique et que tu aimes le travail manuel, tu as ce qu’il faut.

Aux États-Unis, il est possible de suivre des cours sur les normes de l’industrie afin d’obtenir des certifications du NMEA (Nationnal Marine Electronics Association) et du ABYC (American Boat and Yatch Council). Reconnues, mais non essentielles au Canada, ces certifications sont vues comme une preuve de compétence.

De nombreuses autres avenues existent en électronique :

  • Génie électrique (ÉTS, Polytechnique Montréal, Université Concordia, Université de Sherbrooke, UQAC, UQAR, UQTR, UQAT, UQO, Université Laval, Université McGill)
  • Génie microélectronique (UQAM)
  • Installation et entretien de systèmes de sécurité (F. Compétence de la Rive-Sud, C.F.P. Qualitech, Centre de formation professionnelle Léonard-De Vinci – Édifice Thimens, École des métiers et occupations de l’industrie de la construction de Québec (EMOICQ))
  • Liaison en réseau d’équipement bureautique (Centre de formation professionnelle Léonard-De Vinci – Édifice Thimens)
  • Réparation d’appareils électroniques audiovidéos (F. Compétences-2000, C.F.P. 24-Juin – Pavillon du Vieux-Sherbrooke, C.F.P. Pierre-Dupuy, Institut technique Aviron de Montréal)
  • Formations au sein des Forces armées canadiennes

Et après…

Peu de gens peuvent se vanter d’être spécialistes en électronique navale. Selon Sébastien, le travail abonde! Comme lui, tu peux lancer ta propre entreprise, mais tu peux aussi travailler pour une marina, sur des bateaux commerciaux ou encore pour les Forces armées canadiennes. Sache cependant que la formation continue sur les nouveaux produits fera partie intégrante de ta carrière!

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