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Professions

Virologue

14-03-2016

Ils font régulièrement les gros titres des journaux : Zika, Ebola, VIH, H1N1… Ces virus sont responsables de plusieurs centaines de milliers de morts chaque année. Dans l’optique de les éradiquer un jour, les virologues étudient leur structure, leur évolution, leur mode de transmission. Grâce à leurs recherches, des campagnes de préventions et des traitements médicamenteux peuvent voir le jour. La prévention et l’éducation tiennent une place importante dans l’activité du virologue qui donne des conférences ou enseigne à l’université.
 

Journée type

Une journée dans la vie du Dr Wainberg
 
Sarrau, gants, lunettes, laboratoire de confinement ne font plus partie intégrante du quotidien du Dr Wainberg. C’est de l’histoire ancienne. Maintenant, il porte plutôt la casquette de superviseur dans le laboratoire dont il est directeur. Ses journées ne sont pas pour autant moins remplies. Après avoir sélectionné les chanceux qui pourront intégrer son équipe, le virologue part à la chasse aux subventions pour financer les projets de ses étudiants. Il dirige alors leur programme de recherche et les épaule pour rédiger et publier leurs articles dans des revues scientifiques de renommées internationales.
 
Le chercheur et ses étudiants ne travaillent pas en vases clos. Ils collaborent en permanence avec d’autres chercheurs de Montréal, de Québec, du Canada, mais aussi à l’échelle internationale. Les compagnies pharmaceutiques sont aussi de précieux partenaires pour leurs études.
 
Pour devenir un éminent virologue comme Mark Wainberg, il faut aimer voyager. Quatre à cinq fois par année, il est invité à des conférences pour parler de ses découvertes. La dernière ? Il y a trois mois à Boston aux États-Unis. La prochaine ? Au mois de mai à Marseille en France !
 
Malgré tous ces voyages et ses nombreuses reconnaissances pour sa contribution à la survie de millions de personnes à l’échelle mondiale (membre de la Société royale du Canada, officier de l’Ordre du Canada, officier de l’Ordre national du Québec, membre honoraire du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada et chevalier de la Légion d’honneur de France) le virologue a su garder les pieds sur Terre. Il le faut, lorsque l’on se bat contre un adversaire aussi coriace. 
 

Études

Sur les bancs d’école :
 
Le Dr Wainberg est titulaire d’un baccalauréat en sciences de l’Université de McGill. Il a ensuite réalisé un doctorat à l’Université de Columbia à New York. Dès le début de sa carrière de chercheur, il s’est consacré à la recherche biomédicale, d’abord dans le domaine du cancer et ensuite dans le domaine du VIH. 
 
 Au cégep :
 
– DEC en sciences de la nature (2 ans) ou DEC technique (3 ans)

À l’université :
 – Baccalauréat en physiologie, biochimie, biologie ou microbiologie (3 ou 4 ans)
– Maîtrise en physiologie, biochimie, biologie ou microbiologie (2 ans). Pendant ces deux années, l’étudiant est initié à la recherche et rédige un mémoire.
– Doctorat en virologie (3 à 4 ans)
– Stage postdoctoral à l’étranger en virologie (1 à 2 ans)

Et après ?
Le virologue travaille dans différentes structures : centres de recherche, laboratoires, universités en tant qu’enseignant-chercheur, entreprises privées…
 

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