Publicité
Sciences

Québec Science a besoin de votre appui

08-01-2015

Le magazine Québec Science existe depuis 52 ans. Comme source d’information pertinente et rigoureuse sur l’actualité, il jouit aujourd’hui d’une forte crédibilité auprès des chercheurs, auprès des grands médias et dans la société en général. La qualité de ses reportages, ses chroniques et ses éditions thématiques lui a valu, au cours des années, près de 200 prix et reconnaissances.

2014 n’a pas été différente sur ce point. Notre palmarès annuel des 10 découvertes de l’année, nos reportages sur les nouvelles technologies (l’impression 3D, les logiciels de cyber-résistance, les drones), nos dossiers historiques sur le naufrage de l’Empress of Ireland et sur la Grande Guerre, sans oublier notre numéro spécial de novembre sur le vieillissement ont eu un fort impact.

Nos lecteurs sont nombreux à souligner à quel point ils apprécient notre travail. Le magazine est lu par 246 000 personnes en moyenne à chaque édition selon les derniers relevés PMB. Notre lectorat est particulièrement élevé auprès des étudiants du collégial et de l’université. Nos sites web www.quebecscience.qc.ca et www.buzzons.ca attirent 53 000 visiteurs uniques par mois, dont 28 000 proviennent de l’étranger, une belle fenêtre de rayonnement international pour la science et les innovations d’ici.

Au fil des ans, Québec Science a certes traversé bien des crises, mais il s’en est toujours tiré grâce à cet appui indéfectible de ses lecteurs.

Une année difficile

Mais, avouons-le, l’année 2014 a été particulièrement difficile. D’abord sur le plan des revenus publicitaires, le magazine a été durement touché par le programme de « rigueur budgétaire » mis en place par le gouvernement du Parti Québécois, et intensifié sous l’actuel gouvernement libéral. Les revenus publicitaires du magazine, de plus de  200 000 $ en 2012 et en 2013, n’ont totalisé que 134 000 $ en 2014, soit une baisse de près de 70 000 $ qui s’explique presque entièrement par le resserrement des budgets des ministères, des universités et des autres organismes publics qui ont dû restreindre leurs campagnes de publicité pour rencontrer les exigences gouvernementales.

Puis nous avons encaissé cette année un autre dur coup, avec la faillite de notre distributeur Messageries de presse Benjamin, qui a engendré une perte de revenus de l’ordre de 45 000 $.

Or nos coûts de production ont augmenté : le prix du papier (à cause de la faiblesse du dollar canadien), la distribution (une hausse de 6% de la redevance versée au nouveau distributeur), les frais de poste (une hausse de 15%)… Résultat, il nous a fallu demander à l’ensemble de nos employés d’accepter de travailler selon un horaire réduit afin de baisser notre masse salariale de plus de 10%. Tous nos autres frais sont incompressibles, sauf en compromettant la qualité du magazine (moins de pages, papier plus mince, diminution des cachets des journalistes).

Une subvention remise en question

Dans ce contexte, l’annonce par le ministère québécois de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations, en décembre dernier, de ne plus verser aux organismes de culture scientifique la subvention récurrente qu’ils recevaient depuis plusieurs années (plus de 40 ans, dans le cas de Québec Science) était une catastrophe. Cette subvention de 135 000 $ représente près de 16% de notre budget annuel. Sans cet appui, le magazine pourrait difficilement survivre.

Le ministre Jacques Daoust a en fin de compte annoncé trois jours plus tard que la coupure prévue n’aurait pas lieu. Même le premier ministre Philippe Couillard a dénoncé ce qu’il considérait comme « une décision impensable, une erreur de parcours. » Il l’a redit dans le cadre du bilan 2014 de l’Infoman, sur les ondes de Radio-Canada. Soupir de soulagement !

Cette somme de 135 000 $ nous sera donc versée de nouveau cette année. Quant au soutien spécial de 30 000 $ accordé en 2014 pour la relance de notre site jeunesse (www.buzzons.ca), on n’en sait rien pour l’instant. Au total, il s’agit pourtant d’une contribution bien modeste quand on prend en compte le fait que Vélo Québec Éditions, propriétaire de Québec Science, a versé cette année 193 000 $ au gouvernement du Québec en taxes de vente sur ses magazines et en charges sociales (environ la moitié de cette somme provient directement des opérations de Québec Science, soit environ 90 000 $). À cela, il faudrait ajouter les impôts versés par nos employés, nos fournisseurs et nos pigistes : ainsi, les sommes récupérées par le gouvernement du Québec dépassent largement le montant de la subvention.

Un appel aux lecteurs

Cet épisode a permis de mettre en évidence la fragilité des entreprises québécoises d’initiation, d’information et de culture scientifique, et le fait que le soutien de nos lecteurs est plus essentiel que jamais.

Nous savons que nous allons réussir à traverser la période difficile que nous connaissons. Mais pour nous aider à y parvenir, il faut que tous ceux qui croient en l’importance de ce qu’on fait acceptent de mettre l’épaule à la roue. Les entreprises et les organismes publics, en utilisant Québec Science comme vecteur de leurs publicités, notamment auprès d’un lectorat très scolarisé et stimulé par les questions scientifiques et techniques. L’État, parce que le maintien d’une information rigoureuse et d’un esprit critique est essentiel à la démocratie.

Mais aussi vous tous, en vous abonnant et en abonnant vos proches. Un lectorat accru est une condition essentielle pour démontrer notre pertinence, et pour que nous puissions poursuivre, des années encore, cette belle aventure de Québec Science.

Publicité

À lire aussi

Sciences

Pourquoi générer des nombres au hasard est si compliqué

Générer des nombres au hasard n’est pas de tout repos. Les suites de chiffres aléatoires sont pourtant essentielles en simulation, dans les essais cliniques et en sécurité informatique.
Les 10 découvertes de 2017

[2] Sonde anti-cancer

Médecine | Frédéric Leblond et Kevin Petrecca - Polytechnique Montréal et Institut et hôpital neurologiques de Montréal
Guillaume Roy 04-01-2018
Les 10 découvertes de 2010

Antibiotiques: le secret du Riboswitch

C’est la première fois depuis bien longtemps que l’on découvre une nouvelle classe d’antibiotiques. Elle pourrait être très utile dans la lutte contre les bactéries multirésistantes.
Marie-Pier Elie 07-01-2011