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Palmarès 2011, Société

#2 Magog-Orford

08-04-2011

Photo: Gaetan Fontaine

1641 votes

Région: Cantons-de-l’Est
Superficie: 144 km2
Population: 25 126 habitants
Fondation: 1776 regroupée en 2002 (avec canton de Magog et Omerville)

Entrevue avec Vicki May Ham
Mairesse de Magog 

À quoi tient la réputation de Magog comme municipalité de plein air?
Incontestablement à son potentiel énorme, à la présence d’une vraie montagne comme Orford et du lac Memphrémagog qui s’étend sur 42 km, traverse 17 municipalités et se trouve dans 2 pays! C’est un milieu exceptionnel pour la pratique de toutes sortes d’activités de plein air.

Être dans le palmarès, qu’est-ce que ça changera pour votre municipalité?
Ça va nous aider à mettre en place la planification stratégique que nous venons d’identifier pour notre municipalité et qui veut faire la promotion de nos infrastructures de plein air. Magog-Orford a déjà une belle réputation en matière de plein air mais ne doit pas vivre sur ses acquis. La première étape d’une planification stratégique est d’évaluer les forces et les faiblesses. Notre faiblesse, c’est peut-être le peu de promotion que nous faisons de nos structures d’accueil en plein air. La preuve: notre sentier glacé, qui n’est pas nouveau, a attiré bien plus de visiteurs cette année parce que les médias en ont parlé; les gens l’ont comme redécouvert!

Êtes-vous une femme de plein air?
Oh oui! Je pêche, je chasse le chevreuil à l’arbalète et je fais de la randonnée pédestre avec mon chum, avec nuit en refuge.
 

Entrevue avec Brigitte Marchand
Directrice du parc national du Mont-Orford

Le parc a été l’enjeu de débats publics passionnés. Est-il devenu une icône de la pérennité du territoire protégé?
Je ne pense pas qu’on puisse dire qu’il est une icône. Le parc a fait les manchettes parce que se posait une réelle problématique sur la rentabilité de la station de ski. Aujourd’hui, la station revient au parc national, et c’est une chose dont on pourra très certainement tirer profit. Le 23 mars doit être rendu public le résultat des soumissions. On souhaite que les nouveaux gestionnaires travaillent en partenariat étroit avec le parc. Ma vision, c’est d’intégrer la station au parc et de lui donner une saveur de parc national, un peu comme on le voit dans les Adirondacks. On a une offre de services extraordinaire et unique au Québec – plein air, ski, golf, art – et on pourrait positionner le parc dans la multiplicité et la diversité de cette offre. La clientèle du ski alpin pourrait aussi venir profiter des activités du centre d’arts ou faire de la raquette ou du ski de fond en complément. La région est prête à travailler de façon plus intégrée et dans le respect de l’environnement.

ENTREVUE AVEC Jocelyna Dubuc
Présidente du CA, colloque Tourisme durable et art de vivre : vision 2020, 12 et 13 avril 2011, à Sherbrooke, et présidente de Tourisme Cantons-de-l’Est

Le colloque de Tourisme Cantons-de-l’Est voulait instaurer une réflexion sur les forces de frappe du tourisme estrien. Nous avons une belle région et nous voulons, collectivement, qu’elle se développe bien. Nous avons fait appel au Centre mondial d’excellence des destinations touristiques, l’organisme mis en place par l’Organisation mondiale du tourisme, sous la tutelle de l’ONU, pour identifier les valeurs et le potentiel de notre destination sous l’éclairage du développement durable. Nous savons que nous sommes une région verte et nous voulons miser sur le développement durable, mais d’une façon profonde et authentique, pas en façade. Et nous avons ce qu’il faut pour le faire: quatre magnifiques montagnes et le plus grand nombre de parcs pour une région québécoise.
Votre image a-t-elle bénéficié ou au contraire pâti de la saga du parc national du Mont-Orford?
Je crois que cette bataille a créé des ponts entre les citoyens et permis de sensibiliser beaucoup de gens à la question du développement de nos ressources naturelles. L’épisode du Mont-Orford a permis de prendre conscience collectivement de la nécessité de miser sur un développement respectueux de notre environnement.

Entrevue avec
Gisèle Lacasse- Benoît

Porte-parole de l’organisme environnemental Memphrémagog Conservation

Quel est le mandat de Memphrémagog Conservation?
Nous travaillons à améliorer et à sauvegarder la santé du lac ainsi que celle du bassin versant et pas seulement sur les rives. Nous donnons de l’information aux propriétaires privés sur les programmes gouvernementaux et nous les aidons à remplir les formulaires d’adhésion à ces programmes. Le défi consiste à convaincre les résidants de réduire leur impact sur le lac et à convaincre les municipalités d’appliquer des normes plus sévères pour limiter le déboisement ou protéger les milieux humides, par exemple. La MRC applique des normes de protection qui ne sont pas assez sévères, selon nous.

Le dossier du Mont-Orford a fait éclater l’importance de la mobilisation pour la protection du territoire!
C’est vrai et c’est une sacrée belle victoire, qui marque à jamais l’histoire du Québec. Il faut absolument maintenir la station de ski, sans quoi les gens croiront que la protection environnementale freine le développement économique.

Quelle est la position globale de la MRC sur les questions de protection du territoire?
Le canton d’Orford est très favorables au développement durable, mais on assiste à une densification de l’occupation à proximité du parc, alors que les écologistes sont unanimes pour réclamer des zones tampons. À Magog, on agrandit la zone habitée en empiétant sur les zones agricoles. La multiplicité des petits lots habitables crée un étalement urbain qui morcelle du même coup les espaces verts. Résultat: les forêts non fragmentées se raréfient et les habitats fauni

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