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20-06-2019

Le Bunker de la Science vous invite à sauvegarder l’espèce humaine… et à vous coucher moins bête!

Nous sommes en 2022 et un épouvantable cataclysme a balayé l’humanité de la surface de la Terre. Toute l’humanité ? Non ! Une poignée d’hommes et de femmes a évité la tragédie en se terrant dans un abri de fortune, là où l’édifice des postes de Lévis se tenait jadis. La vie dans le Bunker n’est pas de tout repos : les ressources en eau et en nourriture sont limitées, et il faut cohabiter avec des rats. Heureusement, un groupe d’experts-chimistes y fait son entrée, avec l’intention d’identifier un emplacement où les survivants pourront bâtir la société du futur…

La table est mise : bienvenue au Bunker de la Science, le complexe de jeux scientifiques qui a pignon sur rue dans le secteur du quai Paquet, à un jet de pierre de la traverse Québec-Lévis. L’entreprise propose des ateliers immersifs adaptés à toutes les clientèles, et surtout aux familles, souligne Joël Leblanc, un de ses deux fondateurs. « Les expériences conviennent à des enfants d’âge scolaire et à leurs parents. Pour les adolescents, nous offrons deux scénarios permanents de 1 h 15, en chimie et en physique, et des activités de 2 h pour les 6 à 12 ans », explique-t-il. Jusqu’à 25 personnes peuvent prendre part au même atelier. Pour les enfants, le Bunker offre aussi des forfaits de fêtes d’enfants scientifiques, incluant des explosions de croustilles et des sorbets à l’azote liquide!

Se prendre au jeu

Des néons clignotants, fin du monde oblige, nous guident jusqu’au laboratoire de chimie clandestin du Bunker, où nous enfilons sarraus et lunettes de sécurité. L’animateur du groupe détermine alors les règles du jeu : nous aurons cinq analyses à mener. Celles-ci sont variées : mesure du pH de solutions aqueuses, identification d’un « bon » sel, lutte au scorbut… Pas le temps de lambiner, toutefois : nous disposons de huit minutes par station pour compléter l’ensemble des manipulations et aboutir à une conclusion. L’excitation monte d’un cran, les discussions s’enhardissent.

Entre chaque station, l’animateur propose des démonstrations un peu plus poussées — et à haut potentiel spectaculaire! De quoi piquer la curiosité de tous, même du plus blasé des adolescents. « Le Bunker de la Science est avant tout une aventure, pas un cours donné par un prof soporifique. Il y a des objectifs, des contraintes, une trame narrative. Bref, du sens », insiste Joël Leblanc. On aime l’ambiance franchement austère du Bunker, avec ses (véritables) masques à gaz accrochés ici et là et ses portes coupe-feu, vestiges de l’époque du bureau de poste.

Pas envie de vous encabaner alors qu’il fait plein soleil dehors? Cet été, le Bunker de la Science inaugure le Rallye du Bunker, pendant lequel les participants écument les environs du quai Paquet en se fiant à diverses indications cadenassées dans un chariot compartimenté. Une excellente manière de découvrir ce secteur touristique et de se réchauffer les méninges. « Il faut générer du jus de cerveau, les énigmes demandent de la cocologie 101 », prévient-il. Contrairement aux activités du Bunker, le Rallye n’exige pas de réservations.

Science en douce

Les indices sur l’identité de l’emplacement tant convoité s’accumulent au fil des analyses. En bout de piste, chaque groupe aboutit à des conclusions similaires… ou pas. « Tous n’arrivent pas à la même réponse, et c’est tant mieux! En science, le consensus n’existe pas toujours : il faut échanger, cerner des causes d’erreur, et écarter des hypothèses pour arriver à un certain degré d’accord », illustre Joël Leblanc, qui ne manque pas de dresser un parallèle avec la thèse du réchauffement anthropique, soutenue depuis plusieurs années par 97 % de la communauté scientifique internationale. Parce que le Bunker de la Science, c’est aussi ça : un prétexte pour se coucher pas mal moins bête.

Photo: Le Bunker de la Science

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