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D’étonnantes petites bêtes

31-07-2015

Leur masse excède largement celle de l’humanité. Ce n’est pas surprenant, puisqu’elles sont plusieurs millions de milliards à peupler la planète. Capables de coopération, de division du travail, d’agriculture et d’élevage, les fourmis n’ont pas fini de nous étonner !

Petites, grandes, rouges, noires, les fourmis, il en existe de toutes sortes ! À ce jour plus de 12 000 espèces ont été identifiées dans le monde. Peu importe où tu iras sur Terre, tu croiserais des fourmis sur ta route, sauf au Groenland et en Antarctique.

Ces insectes sociaux vivent en colonie, généralement dans une fourmilière. Tu en as surement déjà vu dans ton jardin ou dans la forêt. Souvent un dôme sort de la surface de la terre, mais celle-ci s’étend bien plus loin sous terre. En 2013, au Brésil, une fourmilière de 46 mètres carrés et 8 mètres de profondeur a été découverte !

La reine, fondatrice de la colonie, loge dans le sous-sol de la fourmilière. Elle y passe sa vie à pondre des œufs, en moyenne trente par jour. Grâce aux spermatozoïdes qu’elle a stockés dans sa spermathèque après l’accouplement, elle peut choisir de donner naissance à un mâle ou à une femelle en fécondant ou non ses ovules. Les mâles deviendront des princes, tandis que les femelles deviendront des princesses, des ouvrières ou des soldats selon le type de nourriture qu’elles recevront à l’état larvaire. Les princes et les princesses sont les seuls à être pourvus d’ailes. Ils habitent d’ailleurs dans le haut de la colonie pour être prêts à s’envoler. Au printemps, ils sont des milliers à s’élever vers le ciel pour se reproduire. Après l’accouplement les mâles meurent tandis que les femelles perdent leurs ailes et partent à leur tour fonder leur propre colonie.

Les soldats, dotés d’une plus grosse tête assurent la défense de la colonie. Mais toutes les fourmis de la fourmilière peuvent s’avérer de redoutables adversaires. Par exemple, les fourmis rouges piquent et les fourmis des bois projettent des jets d’acide formique. Les ouvrières naissent déjà avec un métier et seront « promus » au fur et à mesure qu’elles vieillissent. Les nourrices s’occupent des œufs, des larves et des cocons, les infirmières soignent la reine qui est incapable de se déplacer à cause de sa taille volumineuse, certaines font le ménage en évacuant les déchets, d’autres sont de véritables croque-morts et emmènent les fourmis mortes vers un « cimetière ». Les fourrageuses, elles, sont chargées de recueillir de la nourriture. Tout ce petit monde communique entre eux grâce aux phéromones.

Le régime alimentaire peut varier d’une espèce à l’autre, mais généralement insectes, fruits et feuilles font partie de leur repas. Savais-tu que les fourmis ont deux estomacs ? En amont de l’estomac se trouve le jabot social, une poche où elles peuvent stocker la nourriture prédigérée. Elles peuvent alors nourrir d’autres fourmis en régurgitant la nourriture directement dans la bouche de l’autre, c’est la trophallaxie.

Les fourmis peuvent aussi s’avérer de véritables agricultrices. Elles hébergent parfois au sein même de leur colonie des pucerons qui produisent du miellat, un ingrédient dont elles raffolent ! Elles font aussi pousser des champignons pour avoir une source de nourriture à portée de main. Épatant, non ?

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