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Inventions de l'année 2019

Myelin: l’IA pour démêler le vrai du faux sur l’autisme

03-10-2019

De gauche à droite, François Menet, Marise Bonenfant et Marc-Olivier Schüle, qui ont fondé Myelin. Photo: Claude Loutfi

Basée sur l’intelligence artificielle, l’application Myelin cible les sources fiables sur l’autisme. Un coup de pouce pour les intervenants, les personnes autistes et leurs proches.

Les vaccins causent-ils l’autisme ? Les cellules souches pourraient-elles en venir à bout ? Une solution chlorée aide-t-elle vraiment les personnes autistes ?

L’application Myelin, lancée officiellement en 2018, tente de donner l’heure juste sur les questions entourant les troubles du spectre de l’autisme.

Selon Marc-Olivier Schüle, cofondateur de Myelin avec Marise Bonenfant et François Menet, « il y a plus de 3 000 articles publiés chaque jour en santé mentale. Pour lire seulement ceux en lien avec l’autisme, on a calculé qu’il faut au moins 18 heures par jour en restant à l’affût », dit-il. Le trio d’entrepreneurs a donc choisi ce domaine où ils croyaient pouvoir changer les choses.

« L’intelligence artificielle devient extrêmement précieuse parce qu’elle permet d’accélérer le travail », indique Marc-Olivier Schüle. L’analyse est réalisée grâce à un premier algorithme qui permet à Myelin d’extraire les données et d’effectuer un tri automatisé dans cette masse gigantesque d’études − certaines en libre accès et d’autres payantes. Myelin ne garde que celles qui sont fiables parmi les méta-analyses, les revues systématiques et les guides de pratiques.

Lorsqu’un utilisateur de la plateforme pose une question, par exemple comment réduire l’anxiété de son enfant chez le coiffeur, d’autres algorithmes entrent en action pour que Myelin recommande les meilleures recherches, liste les avis des membres de la communauté ainsi que des interventions pertinentes et personnalisées.

Pour le moment, Myelin n’est accessible qu’à environ 300 utilisateurs, qui sont surtout des professionnels affiliés à des centres hospitaliers, mais M. Schüle espère en faire profiter le grand public d’ici la fin de l’année. Une version anglaise est aussi dans la mire. « On aimerait que les anglophones puissent l’adopter », mentionne-t-il.

Et si cela fonctionne bien pour l’autisme, d’autres problèmes de santé pourraient un jour bénéficier des mêmes assises technologiques de l’application : hyperactivité, troubles de stress post-traumatique, maladie d’Alzheimer, etc.

Il n’y a pas de doute, la petite entreprise est sur une bonne lancée.

Comment ça marche?

  1. L’accès à l’application Myelin se fait par ordinateur ou téléphone cellulaire. Au début, le nouvel utilisateur répond à une série de questions qui aide l’algorithme à mieux cibler ses besoins pour faire de meilleures recommandations.
  2. L’internaute peut poser différentes questions liées à l’autisme. La plateforme, propulsée par l’intelligence artificielle, montre des études scientifiques synthétisées relatives à la question ainsi que des façons d’intervenir auprès de la personne autiste.
  3. En choisissant une intervention, l’utilisateur peut évaluer dans le temps si celle-ci a bien fonctionné et donner son avis aux autres membres de la plateforme.

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