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10 découvertes 2015

[2] Adieu, engrais chimiques!

Agriculture | Université laval | Université de Montréal
30/11/2015
Cette découverte a été élue "Découverte de l'année 2015" par les lecteurs de Québec Science. Pour lire le reportage en entier, c'est ici!

Une étonnante collaboration souterraine entre les racines, les bactéries et les mycorhizes permet aux plantes de s’alimenter de phosphates québécois.

La Tunisie des touristes est paradisiaque. Mais celle des habitants de Sfax, deuxième plus grande ville du pays, à 270 km au sud-est de la capitale Tunis, offre plutôt une scène désolante. Depuis plus de 60 ans, des usines y transforment des minéraux phosphatés en engrais, livrés aux quatre coins du monde. De sorte qu’un énorme amoncellement de particules grisâtres, colline artificielle de plus de 50 m de hauteur, se dresse maintenant au bord de la Méditerranée. C’est un dépôt de phosphogypse, résidu de la transformation du minerai de phosphate, qui empoussière l’air et contamine les eaux souterraines.
C’est dans cette ville qu’a grandi Salma Taktek. «Ces usines et leurs montagnes de phosphogypse, situées à quelques kilomètres du centre-ville, ont coupé les habitants de la mer. Les plages sont inaccessibles.» Mais les travaux que l’ingénieure en biotechnologie a menés au Centre de recherche en innovation sur les végétaux (CRIV) de l’Université Laval, à Québec, pourraient bien lancer une révolution agricole et faire baisser la demande mondiale pour les engrais phosphatés: «Nous avons découvert qu’il existe des associations naturelles entre micro-organismes, dans le sol, qui pourraient permettre aux plantes d’obtenir le phosphore dont elles ont besoin à partir de sources disponibles au Québec, mais considérées jusqu’ici comme insuffisamment riches.» (...)

Lire la suite dans le numéro de janvier-février 2016.
 




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