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Que le plus adapté gagne !

10-07-2014

Une épaisse fourrure pour s’isoler du froid. De gros sabots pour creuser dans la neige. De petites oreilles et une petite queue pour limiter les pertes de chaleur. Notre caribou est doté du meilleur équipement pour résister aux rudes conditions climatiques du Québec. Coïncidence ? Bien sûr que non : dans la nature, toutes les espèces vivantes sont adaptées à leur environnement parce qu’elles ont évolué dans cet environnement. C’est le naturiste anglais Charles Darwin qui a expliqué ce phénomène dès le 19e siècle avec sa théorie de l’évolution par la sélection naturelle.

10 millions ! C’est le nombre estimé d’espèces vivantes sur notre planète (certains biologistes croient même qu’il y en aurait 10 fois plus). Cette étonnante diversité a une origine commune, c’est-à-dire que toutes les espèces descendent d’une première forme de vie très ancienne qui a vécu il y a environ 3,5 milliards d’années. Depuis cet ancêtre commun universel, les organismes ont eu beaucoup de temps pour évoluer, ce qui explique les différences que tu peux observer aujourd’hui. Par exemple, le caribou a une plus grande parenté avec l’orignal qu’avec le cheval, car leur ancêtre commun est plus récent. Ils se différencient toutefois sur certains points, car ils se sont adaptés à des milieux différents.

Pour que la sélection naturelle puisse opérer, il faut que les individus d’une même espèce soient tous un peu différents les uns des autres. C’est au niveau du patrimoine génétique que tout se joue. Certains petits changements dans les gènes (les mutations) peuvent survenir par hasard et être transmis à la génération suivante.

Il y a cinq millions d’années par exemple, les caribous ne ressemblaient sûrement pas à ceux qui arpentent aujourd’hui nos forêts. Certains naissaient avec des sabots un peu plus larges, d’autres avec des sabots plus étroits. Ceux qui avaient le caractère « sabots larges » avaient l’avantage de mieux se déplacer dans la neige. Ils pouvaient ainsi accéder à la nourriture et échapper aux prédateurs. De quoi leur laisser le temps de vivre assez vieux pour rencontrer l’âme sœur et transmettre ce caractère avantageux à leurs rejetons. Peu à peu, les sabots en forme de raquettes se sont répandus largement dans la population. Pendant ce temps, les autres, les sabots étroits, souffrant davantage de la prédation et de la famine, ont cessé d’exister progressivement. Les biologistes estiment que 99,9 % de tous les organismes ayant existé sur Terre sont maintenant disparus.

Les changements environnementaux brutaux, principalement causés par l’Homme, ne laissent pas le temps à certaines espèces de s’adapter et menacent leur survie. L’un des cas les plus connus est celui de l’ours polaire, menacé par la destruction de son habitat – la banquise – dû au réchauffement climatique.

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