Illustration : Kagan McLeod
Une étude à grand déploiement s’attèle à chiffrer les conséquences économiques et sociales de la crise du logement au Québec. Les premiers résultats sont sans équivoque : l’inaction coûte cher à l’État.
Pénurie de logements abordables, rénovictions, hausse des loyers, surenchère immobilière… Le Québec traverse actuellement une importante crise du logement. Alors qu’approche la saison des déménagements, un locataire sur cinq dans la province peine à payer son loyer, selon un sondage Léger mené pour l’organisme Vivre en ville.
Au-delà de la détresse psychologique et de la précarité financière qu’elle engendre chez les plus vulnérables, la crise du logement coûte cher à l’État. C’est ce que démontrent les premières données de l’étude collaborative La facture collective de la crise du logement au Québec , menée par l’Observatoire québécois des inégalités (OQI) et la Chaire de recherche sur la réduction des inégalités sociales de santé de l’UQAM (RISS) en partenariat avec six directions régionales de santé publique au Québec, qui financent le projet.
Afin de produire une analyse détaillée des ramifications socioéconomiques de la crise du logement, cette vaste étude menée sur deux ans se décline en sept volets : prospérité économique, santé physique et mentale, itinérance, développement des tout-petits et performance scolaire, violence domestique, consommation énergétique et insécurité résidentielle.