Illustration: Chanelle Nibbelink
La recherche offre aujourd’hui aux personnes à risque de développer le diabète de type 2 une nouvelle piste pour prévenir cette maladie. Quant à celles qui en sont atteintes, elles peuvent désormais espérer la stopper.
« On pourrait le faire. Ici, au Québec, puis inspirer le reste du Canada. Nous avons des preuves, des idées, mais rien ne bouge. Il faut en parler pour que ça avance ! » L’entrevue n’a pas débuté depuis deux minutes que Kaberi Dasgupta, médecin-chercheuse en endocrinologie au Centre universitaire de santé McGill (CUSM), est lancée ! Ce à quoi elle fait allusion avec passion, c’est la mise en place d’un programme national de lutte contre le diabète de type 2.

Illustration: Chanelle Nibbelink
Et pour cause, au Québec, en 2023, on estimait à 640 000 le nombre de personnes atteintes de cette maladie chez les 20 ans et plus, soit près d’un adulte sur dix, d’après l’Institut national de santé publique du Québec. C’est deux fois et demie plus qu’il y a une vingtaine d’années.
À l’échelle de la planète, ce sont plus de 530 millions d’adultes de 20 à 79 ans qui seraient atteints de cette maladie, selon l’ Atlas du diabète 2025 . Ce nombre devrait atteindre 768 millions en 2050. Le type 2 deviendrait alors la deuxième maladie