Pourquoi vous entendrez de plus en plus parler de stockage d’énergie
Quatre conteneurs de batteries stockent de l’énergie solaire à Summerland, en Colombie-Britannique. Photo : District of Summerland
Le soleil et le vent génèrent de l’électricité en abondance… mais pas toujours au moment où on en a besoin. La solution ? Stocker cette énergie. Des entreprises d’ici y travaillent.
C’est un des défis les plus pressants du 21 e siècle. Pour limiter le réchauffement climatique, le monde entier doit migrer rapidement des énergies fossiles vers les énergies renouvelables. Cette transition énergétique est bien entamée. Alors que le solaire et l’éolien ne fournissaient que 4 % de l’électricité mondiale il y a 10 ans, c’est 15 % aujourd’hui. Et le monde aura investi cette année deux fois plus d’argent en énergies vertes (et en efficacité énergétique) qu’en énergies fossiles, selon l’ Agence internationale de l’énergie (AIE).
Mais il y a un hic. « Le solaire et l’éolien produisent en masse ! Le problème, c’est qu’on a très peu de contrôle sur le moment où l’énergie est produite. On est à la merci du vent, on est à la merci du soleil », souligne Patrick Turcotte, ingénieur électrique et chargé de cours en énergies renouvelables à l’École de technologie supérieure, à Montréal. Autrement dit, les pics de production ne concordent pas toujours avec les pointes de consommation.
Or, un réseau électrique n’a « aucune élasticité : ce qui y entre doit ressortir instantanément, la production doit correspondre à la demande », indique le spécialiste.