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Bien que l’édition scientifique doive relever de nombreux défis et représente un marché très niché, les perspectives d’avenir sont intéressantes pour les Presses de l’Université du Québec (PUQ). L’innovation et le développement doivent toutefois être au rendez-vous.

Les PUQ comptent travailler sur plusieurs fronts, dans les prochaines années, afin de consolider leur position d’éditeur de référence dans le monde de l’enseignement supérieur, de rendre le savoir accessible au plus large public et de contribuer à la visibilité internationale de leurs auteurs.

Toujours au diapason des grands enjeux de la société québécoise, les PUQ favoriseront la publication de recherches émergentes et innovantes qui reflètent les préoccupations des chercheurs de tous les établissements de l’Université du Québec et d’ailleurs. Elles seront également à l’affût des avancées de la recherche dans plusieurs champs disciplinaires, notamment en ce qui a trait aux innovations sociales et technologiques.

Résolument tournées vers demain, les PUQ développeront leur stratégie éditoriale et commerciale à l’international afin de favoriser l’exportabilité de leurs ouvrages et la visibilité de leurs auteurs. Elles publieront également plus de contenus à portée internationale et comptent créer des ponts avec des éditeurs étrangers par la coédition.

Le numérique, un vecteur de diffusion

Le numérique favorise sans contredit un rayonnement plus large des ouvrages, tant en version papier qu’en version électronique.

Les PUQ misent sur différentes stratégies commerciales électroniques pour joindre les lecteurs, sur des partenariats avec des agrégateurs qui revendent les livres numériques aux bibliothèques universitaires à travers le monde, sur un meilleur référencement Web de leurs ouvrages et sur la vente en ligne. En 2017, les PUQ ont amorcé l’impression à la demande, qui permet d’imprimer leurs livres papier au Québec et à l’étranger, sans gestion de stock, en déposant les fichiers numériques dans des entrepôts virtuels. Précurseures en ce domaine, les PUQ ont été la première maison d’édition québécoise à signer une entente avec l’imprimeur Marquis au Québec (le client passe sa commande sur le site Web des PUQ et celle-ci est acheminée directement chez l’imprimeur, qui fait parvenir le livre au client) et ILP Groupe à Dakar, au Sénégal. Elles impriment également à la demande avec SoBook France et explorent la possibilité d’être présentes sur d’autres territoires. Les PUQ sont dans l’ère de la mobilité du savoir!

Être visible dans l’écosystème du Web est toutefois un défi. La diffusion est un des éléments clés de la chaîne du livre : c’est le nerf de la guerre ! Comment bien publiciser un titre parmi les millions d’ouvrages qui se trouvent sur le marché, en librairie ou sur le Web?

Les métadonnées, qui sont les identifiants d’un livre (ISBN, titre, auteur, éditeur, prix, etc.), et les systèmes de gestion des métadonnées à l’échelle internationale sont autant de paramètres à considérer pour être bien visible. Les PUQ suivent les avancées de l’industrie visant à augmenter la découvrabilité et la traçabilité d’un ouvrage et une meilleure standardisation des données.

De nouveaux modèles d’affaires

De nouveaux modèles d’affaires s’offrent également aux PUQ avec le numérique. Pensons à la dématérialisation des contenus (vente par chapitres), à la vente de licences numériques, au libre accès, au livre audio ou à la baladodiffusion.

Le manuel numérique enrichi, comprenant diverses fonctionnalités (audio, hyperliens, etc.), fait partie des nouveaux modèles d’affaires mais pose des défis. La création de ces ouvrages est plus complexe que le livre papier, les coûts de production demeurent importants, le piratage est fréquent et les stratégies d’apprentissage et d’enseignement avec ce type d’ouvrage demandent des changements de paradigme.

Les PUQ sont toutefois à l’affût des modèles innovants et travailleront à offrir une plus grande flexibilité de contenus aux lecteurs afin de satisfaire des clientèles variées et ciblées.

L’incontournable livre papier

Le livre numérique a pris son envol il y a plusieurs années, mais les ventes demeurent encore marginales comparativement à celles du livre papier. En effet, selon une étude menée par BookNet Canada, The State of Digital Publishing in Canada 2017, les ventes de livres numériques au pays représentaient 18,6% des ventes totales de livres en 2017, une tendance qui devrait se maintenir d’ici 2025. L’objet physique devrait donc vivre encore plusieurs années.

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