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Santé

Comment arrêter de ronfler?

17-05-2018

Les études ne s’entendent pas toutes, mais, en moyenne, 40 % de la population ronflerait, la nuit venue.

Si vous posez cette question, c’est probablement parce que votre conjoint vous supplie de trouver une solution ou que, inversement, votre nuit de sommeil est entrecoupée par le bruit de moteur assourdissant de votre douce moitié, voire de votre coloc de l’autre côté du mur. Les études ne s’entendent pas toutes, mais, en moyenne, 40 % de la population ronflerait, la nuit venue.

Depuis des millénaires, on a essayé de bien des façons de réduire les ronflements. Par exemple, des écrits égyptiens de 1 550 ans avant notre ère suggéraient l’inhalation d’effluves de thym. Ou encore, au début du XXe siècle, on recommandait d’attacher un dispositif au dos du dormeur pour prévenir le sommeil dans cette position qui contribue au ronflement. Certaines inventions ressemblent presque à des objets de torture.

Mais comment produit-on ce son si dérangeant ? Le ronflement est le signe d’une résistance dans les voies respiratoires supérieures pendant l’inspiration, mais aussi parfois à l’expiration.

« Pendant une période de sommeil profond, couché sur le dos, le tonus des muscles se relâche. La langue vient alors basculer vers l’arrière, provoquant le ronflement. Celui-ci peut être encore plus important lorsqu’on est très fatigué ou si l’on a pris de l’alcool, car cela procure un effet relaxant supplémentaire au niveau des muscles », explique Chantal Lafond, pneumologue à l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal.

Les causes sont multiples : obstruction nasale (rhume, allergies), surplus de poids, anomalie craniofaciale (menton fuyant), espace restreint en arrière de la base de la langue, etc. La pneumologue suggère le nettoyage régulier du nez avec de l’eau salée, d’éviter la cigarette, de dormir sur le côté et de privilégier un poids santé.

« La perte de poids peut aider, car cela entraîne une diminution des tissus adipeux au niveau du cou », explique Chantal Lafond. Le passage de l’air est ainsi facilité. Chez certains ronfleurs, le port d’une orthèse, qui ressemble au protecteur buccal d’un joueur de hockey, est parfois nécessaire pour dégager la gorge.

Mais le ronflement peut aussi être le symptôme d’un malaise beaucoup plus sérieux : l’apnée du sommeil qui se manifeste par des arrêts respiratoires d’une dizaine de secondes. Dans ce cas, un appareil à pression positive, qui insuffle de l’air au dormeur tout en créant de l’espace dans les voies respiratoires, devra être utilisé.

Le didjeridoo contre l’apnée du sommeil?

Pousser la note dans un didjeridoo, ce long tuyau en bois, pourrait réduire l’apnée du sommeil modérée et les ronflements, selon une étude publiée en 2005 dans le British Medical Journal. Toutefois, les chercheurs ne précisent pas ce qui est le plus irritant : les bruits de ronflement, la nuit, ou le son caverneux du didjeridoo, le jour.

Cet article fait partie d’un dossier répondant aux 50 questions de santé les plus fréquemment entrées par les Québécois dans le moteur de recherche Google. Pour accéder à toutes les questions de santé, cliquez ici.

 

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