Publicité
Santé

Comment va votre bon cholestérol?

01-11-2016

On dit qu’un taux trop faible de « bon » cholestérol est associé à un risque accru de mourir d’une maladie du coeur. Mais des chercheurs canadiens et américains remettent ceci en doute dans un article publié dans le Journal of the American College of Cardiology.

Ils arrivent à cette conclusion après avoir étudié les données de quelque 630 000 Ontariens de plus de 40 ans qui n’avaient pas de problème de coeur. Ils ont analysé le taux de mortalité de leur cohorte sur cinq ans, la cause des décès, et une panoplie d’autres informations liées à la santé et aux habitudes des patients.

Ils ont réalisé que les individus qui avaient un faible taux de cholestérol des lipoprotéines de haute densité (HDL), soit le « bon » cholestérol, avaient un taux de mortalité plus élevé que ceux dont le taux était dans la moyenne. Ces décès n’étaient toutefois pas causés uniquement par des maladies cardiaques, mais aussi par des cancers et d’autres causes.

Bref, les personnes avec un faible taux de cholestérol HDL seraient davantage en mauvaise santé, tout simplement. (D’ailleurs, elles avaient plus souvent un mode de vie malsain que les gens dans la moyenne.)

Les chercheurs ont remarqué qu’un taux très élevé de « bon » cholestérol est également un problème : les personnes qui ont un taux plus haut que la moyenne étaient plus à risque de mourir d’un cancer ou d’autres causes (non cardiovasculaires).

L’équipe souligne que de hausser le taux de « bon » cholestérol des patients ayant un taux élevé de « mauvais » cholestérol (cholestérol des lipoprotéines de faible densité) n’est pas nécessairement une bonne solution pour prévenir les maladies du coeur.

Des conclusions qui ébranlent notre compréhension des maladies cardiovasculaires et qui va à l’encontre des dogmes établis en cardiologie.

 

Publicité

À lire aussi

Santé

30 000 personnes vaccinées contre Ebola en République démocratique du Congo

Le vaccin anti-Ebola mis au point au Canada est administré pour contenir l'épidémie.
Marine Corniou 16-11-2018
Santé

Comprendre la mémoire qui vieillit

Entre 40 et 60 ans, notre mémoire subit d'importants changements. Mais ce n'est pas toujours un signe de maladie.
Ariane Aubin 15-10-2012
Santé

Allergies: bientôt un vaccin?

Espoir à l’horizon pour les amis des animaux qui éternuent lorsqu’ils partagent le canapé de Garfield (ou de Milou)...
Binh An Vu Van 21-07-2015