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Culture

Le meilleur de la culture scientifique – octobre-novembre 2019

25-10-2019

Photo: Netflix.com

Voici ce qui a retenu l’attention de notre journaliste dans le monde culturel: documentaires inspirants et livres scientifiques qui raviront les mordus de science.

VOIR

Quel est ton métier?

Prenez neuf chercheurs calés dans leur domaine (de l’astrophysique aux neurosciences). Puis sortez-les de leur zone de confort dans une rencontre scientifique arrangée où ils deviennent étudiants d’un jour et tentent de comprendre le sujet qui anime un autre chercheur. Cela donne The Most Unknown, un inspirant documentaire datant de 2018 qui s’avère une joyeuse célébration des sciences. Les participants se prêtent au jeu en toute humilité et s’extasient devant les grandes questions de l’humanité sans réponse. Du microbiologiste hipster qui amène un doctorant en psychologie cognitive BCBG observer des créatures quasi « extraterrestres » dans les sources thermales américaines à l’astronome qui plonge dans les abysses pour scruter des microbes mangeurs de gaz à effet de serre, ces rencontres créent des étincelles jusque dans notre salon.

The Most Unknown, réalisé par Ian Cheney, sur Netflix (avec sous-titres français).

Regarder

Photo: Canal D.

Quand l’ingénieur dit « Oups ! »

Les cerveaux les plus brillants ne sont pas à l’abri des faux pas et la série documentaire Les pires erreurs de l’ingénierie nous donne les exemples les plus spectaculaires de ces constructions défectueuses. Chaque épisode propose une fine sélection de cas ayant tourné au drame et d’autres dont la fin a été heureuse : gratte-ciel new-yorkais qui menace de s’écrouler, cathédrale qui s’effrite et route qui s’effondre. La bévue structurelle la plus célèbre, celle de la tour de Pise, n’est pas en reste !

Une armada d’ingénieurs civils et mécaniques et d’autres experts défile à l’écran pour expliquer où tout a basculé. Instructive sans trop appuyer sur les ficelles du suspense, la série nous fait prendre conscience du travail et du savoir-faire nécessaires à la construction des structures qui nous entourent. Et elle ébranle juste assez notre confiance pour qu’on retienne notre respiration en traversant un pont !

Les pires erreurs de l’ingénierie, les lundis à 20 h à Canal D, dès le 14 octobre.

Photo: Radio-Canada

En voiture

Les chemins de fer exercent une fascination sur plusieurs d’entre nous et la nouvelle série documentaire Les trains de l’impossible a tout pour ébahir. Imaginez un monorail du 19e siècle en Allemagne qui épouse le cours sinueux d’une rivière à 12 m du sol ! Ou un funiculaire de Lisbonne qui permet aux habitants de dompter la ville et de gravir des rues à 25 % d’inclinaison. Chaque épisode présente des voies ferrées construites en terrains hostiles. Ce joli convoi ferroviaire rend également hommage aux ingénieurs qui facilitent nos déplacements.

Les trains de l’impossible, les mercredis à 21 h à ICI Explora, dès le 30 octobre.

LIRE

La fille du labo

Hope Jahren est franchement douée. Cette géobiologiste américaine au délicieux sens de l’humour sait vulgariser les sciences avec l’agilité d’une poète. Bien qu’elle ait figuré parmi les 10 personnalités les plus influentes selon le magazine Times en 2016, elle s’émerveille toujours devant le monde végétal avec l’enthousiasme contagieux d’une enfant. Mais avant de gagner des prix prestigieux et d’acquérir la reconnaissance de ses pairs, cette bourreau de travail a passé des années à tenter de s’imposer dans un monde d’hommes pour obtenir un financement adéquat.

La fille qui aimait les sciences est le sublime récit de son parcours, où l’on découvre ses (més)aventures sur le terrain avec Bill Hagopian, son fidèle allié, ainsi que les réalités du quotidien de son laboratoire. Le tout est présenté de façon originale, alors qu’elle entrelace les pans de sa vie avec le cycle de la vie des arbres. Une lumineuse autobiographie qui se lit d’un trait et fait souvent éclater de rire.

La fille qui aimait les sciences : une histoire d’arbres et de vie, par Hope Jahren, Flammarion, 408 p.

La parenté s’amène

Pourquoi Néandertal, mon frère : 300 000 ans d’histoire de l’homme fait-il vibrer une corde sensible ? Est-ce à cause de la menace qui plane sur la survie de notre espèce ? Ou la finesse du récit en est-elle responsable ? Qu’importe, toutes les raisons sont bonnes pour se laisser porter par le portrait captivant de ce grand chasseur sous la plume des auteurs Silvana Condemi et François Savatier. Lauréat du Grand Prix du livre d’archéologie en 2017, l’ouvrage déboulonne des mythes et suggère des pistes de réflexion afin de mieux comprendre le quotidien de Néandertal. Comment survivait-il au froid − sans Canada Goose ? Comment a-t-il pu enrichir son bagage génétique si sa minuscule population occupait un immense territoire ? Et pourquoi faudrait-il éviter de lui faire un high five si l’on croisait cet être à la poigne spectaculaire au supermarché ? Voilà quelques-uns des angles intrigants à partir desquels on découvre ce cousin loin d’être aussi primitif qu’on le pense.

Néandertal, mon frère : 300 000 ans d’histoire de l’homme, par Silvana Condemi et François Savatier, Flammarion, 250 p.

 

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