Photo : Exploramer
Quoi faire en juin? Voici de quoi se divertir!
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Prendre le large
Comme la mer qui apporte des surprises à chaque marée, le musée de la vie marine du Saint-Laurent, Exploramer, fourmille d’activités chaque jour pendant la belle saison. Voici cinq activités issues de la programmation qui valent une pause à cet établissement de Sainte-Anne-des-Monts.
Homards au clair de lune
Coup de cœur de la responsable à l’éducation et la médiation à Exploramer, Charlotte Baron, l’activité est une balade nocturne sur le littoral avec une lampe frontale et plus de sensations fortes qu’en journée, gracieuseté des profondeurs de la nuit. Avec de la chance, il est possible de voir de la bioluminescence, mais ce sont en général les espèces à carapace qui sont au rendez-vous – en particulier les homards qui se pointent la pince… en gang ! Un rendez-vous exclusif offert seulement quatre fois au cours de l’été, lors des grandes marées. Durée : 2 h.
Océanographe d’un jour
Plus geek, mais ô combien chouette quand les sciences de la mer nous passionnent, le Laboratoire sur mer donne un bel aperçu d’une journée au large quand on trempe dans la biologie marine. On a la chance de manipuler un filet à plancton (puis d’en voir le contenu à la loupe binoculaire !), d’envoyer une sonde CTD – un instrument servant à mesurer la température, la pression et la conductivité de l’eau – et de comparer les résultats du jour avec les données des années passées. Durée : 1 h 30 min.
S’initier à la pêche
Dès 7 h, le bateau part avec tout l’équipement nécessaire : canne à pêche, leurres, main agile d’un guide pour dépecer le poisson à votre place et expliquer les mille et une parties de l’anatomie de vos prises. C’est l’occasion de découvrir les poissons du coin, et, si la mer est généreuse, de rapporter le souper et des anecdotes à profusion. Durée : 2 h.
Science citoyenne et poisson
La navigation, c’est moins votre truc ? Il y a quand même moyen d’observer les poissons sans la houle et d’aider la science du même coup. L’activité de cueillette de poissons se veut une balade guidée le long du littoral en direction d’un verveux – un filet de pêche cylindrique compartimenté dans lequel les poissons sont captifs lorsque la marée se retire. Les participants et participantes doivent mettre la main à la pâte (ou, du moins, au filet) pour recueillir des données sur les prises, qui seront ensuite transmises à Pêches et Océans Canada. Durée : 2 h.
Détente à la pénombre
Pourquoi profiter du coucher du soleil en solo quand on peut faire une contemplation de groupe ? C’est ce que propose cette excursion relaxante quotidienne. Il n’y a pas vraiment d’animation, mais les guides sont là pour répondre aux questions impromptues pendant l’ultime spectacle de la journée. Durée : 1 h.
Ce n’est qu’une partie des activités offertes par Exploramer. Pour en connaître davantage sur les expositions intérieures du musée de Sainte-Anne-des-Monts : exploramer.qc.ca. Ouverture du musée pour la saison : 1er juin.

Photo : Excurio
Expérience au sommet
4500 ans après sa construction, la pyramide de Gizeh, en Égypte, livre encore des secrets, et la réalité virtuelle permet de les explorer de plus près avec Le trésor des bâtisseurs, second volet de l’expérience immersive L’horizon de Khéops. Alors que la première partie invitait les gens à faire le tour du propriétaire, cette nouvelle aventure expose les dernières hypothèses sur la construction de cette merveille du monde, sous la forme d’une enquête de nouveau guidée par Mona. Ancrée dans les récentes découvertes en muographie – technologie d’imagerie révélant les cavités cachées au cœur de la pyramide –, cette odyssée transporte le public du plateau de Gizeh jusqu’aux abords de la mer Rouge, au cœur de l’effervescence du chantier.
Le trésor des bâtisseurs, à Arsenal art contemporain, produit et réalisé par Excurio. Environ 45 minutes. Jusqu’à l’automne. excurio.com/le-tresor-des-batisseurs

Photo : ROM
Complètement buzzant
De passage à Toronto pendant les vacances ? Il faut faire escale au Royal Ontario Museum, toujours captivant, pour un voyage intérieur à la fois scientifique et culturel avec la nouvelle exposition Psychédélisme. À travers les œuvres d’art, une foule d’objets et une installation immersive pour vivre un trip tout en restant à jeun, Psychédélisme explore le monde fourmillant des substances hallucinogènes tout en faisant dialoguer histoire, neuroscience et écologie de la conservation.
Psychédélisme, au Royal Ontario Museum, du 6 juin au 6 décembre 2026. rom.on.ca/fr
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Place aux filles ?
Dans un monde marqué par les inégalités, on ressent parfois une grande impuissance. L’autrice India Desjardins (Le journal d’Aurélie Laflamme) a, quant à elle, choisi de passer à l’action en ajoutant sa voix à une conversation plus que nécessaire avec À s’en arracher le cœur : réflexion sur les filles et l’amour dans la fiction. Cet essai bien documenté, ancré dans les sciences sociales, rappelle les magazines d’ados grâce à sa signature pop, gracieuseté de l’illustratrice LaCharbonne. L’ex-journaliste à Cool ! s’intéresse à la représentation des filles dans la culture populaire et à la manière dont celle-ci influence la perception et renforce les stéréotypes de genre. Au fil des chapitres, elle invite à soumettre les films au « test de Bechdel » (qui évalue la représentation des femmes dans la fiction), met la loupe sur la palette (souvent limitée) de rôles dans lesquels les femmes sont cantonnées et s’entretient avec des chercheuses spécialisées dans les représentations médiatiques. L’autrice en profite pour outiller les filles en leur offrant un guide pour reconnaître les relations malsaines.
À s’en arracher le cœur : réflexions sur les filles et l’amour dans la fiction, par India Desjardins, Québec Amérique, 224 p.

Nobel alternatifs
Votre jeune ose dire que la science est ennuyeuse ? On tient ici la prescription littéraire idéale pour le ou la faire changer d’avis. Bon, déjà au titre, on s’assure d’avoir leur attention, mais la belle idée derrière est qu’elle prend sa source dans les découvertes les plus amusantes et absurdes des lauréats du Ig Nobel – le pendant satirique du Nobel. Le livre documentaire célèbre les expériences très champ gauche, comme les lécheurs de cailloux, qui des puces de chat ou de chien sautent le plus haut, la façon scientifiquement parfaite de tremper un biscuit dans du lait et, bien sûr, plein d’autres recherches liées aux flatulences et aux crottes de nez. Chaque découverte est accompagnée d’une échelle indiquant à quel point elle est utile ou dégoûtante, ainsi que d’un jeu-questionnaire final visant à consolider ces importants apprentissages pour que vos enfants brillent à l’école du quartier.
Les poissons péteurs : et 49 autres découvertes scientifiques fascinantes, par Alice Harman et Sam Wedelich, traduit par Jean Pouvelle, La courte échelle, 80 p. Dès 9 ans.
Participer

Photo: SOAPBOX/Isaac Peltz
Tribune improvisée
Le 13 juin à Montréal et le 20 juin à Québec, des scientifiques – femmes ou non binaires – prendront d’assaut la place publique pour communiquer leurs recherches et interagir avec le grand public en plein air, avec des affiches bricolées à la main dans le cadre de la série Soapbox Science. Présentations PowerPoint compliquées interdites ! L’initiative, née au Royaume-Uni en 2011, vise à rendre accessible le travail des scientifiques dans un contexte décontracté où tout le monde est le bienvenu. Une foule de domaines sont au menu, comme la sécurité des barrages, le traitement des eaux, la microbiologie. Le concept se veut dans l’esprit du « speaker’s corner » de Hyde Park, à Londres, une sorte d’arène publique où n’importe qui peut monter sur une boîte en bois pour débattre librement. Les événements SoapBox ont fait des petits à l’international et le Canada en accueille quelques antennes chaque année. À ne pas rater !
Édition SoapBox de Québec, soapboxscience-quebec-city.ca. Celle de Montréal, chapeautée par le Cœur des sciences, se tient à la place des Fleurs-de-Macadam, sur Le Plateau-Mont-Royal.
coeurdessciences.uqam.ca/evenements/la-science-prend-lair-4/