Le robot modulaire mis au point à l’ETS. Photo: Will Lew
Comment s’assurer que les robots et les humains collaborent de manière harmonieuse ? Avant qu’ils soient lâchés hors des laboratoires, diverses équipes de recherche tentent de répondre à cette question complexe.
On entend d’abord le bourdonnement des pales, le son ressemblant à celui d’une nuée d’abeilles en colère. Puis on voit le… « robot ». Composée de trois larges ballons translucides difficilement maintenus à quelques mètres du sol par de petits drones, la machine a plutôt l’air d’une création qu’on trouverait dans un musée d’art contemporain. À l’autre bout de la pièce, le doctorant en génie mécanique à l’École de technologie supérieure (ETS) Jorge Salas Gordoniz est aux commandes d’un logiciel à l’interface intimidante qui lui permet de faire voler l’engin.
J’ai devant moi un « dirigeable multicorps », visiblement difficile à stabiliser. Mi-projet artistique – Jorge est aussi musicien et sculpteur –, mi-outil d’exploration, ce robot permet au doctorant d’aider les humains et les machines à mieux collaborer. Rien que ça.
Recherché : robot sensible
Il faut dire que c’est une question cruciale : pendant des décennies, les robots à l’œuvre dans l’industrie, effectuant des tâches programmées et répétitives, étaient physiquement séparés du personnel.