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Sur les traces de la mort

26-06-2015

Nous la côtoyons presque tous les jours : dans les livres, les films, aux actualités et parfois même dans notre vie personnelle. Effrayante et mystérieuse, la mort fait inévitablement partie de nos vies. Alors, apprenons à mieux connaitre les mécanismes biologiques qui se cachent derrière la mort. Car si on ignore ce qu’il advient de nous après la mort, on sait très bien ce qui arrive à notre corps.

En occident, le médecin considère qu’une personne ne vit plus lorsque le cerveau ne fonctionne plus : c’est la mort cérébrale. Peu importe la cause du décès, les mêmes processus se produisent à chaque fois.

Lorsque la circulation sanguine s’interrompt, le sang s’accumule vers la partie du corps la plus proche du sol à cause de la gravité. La peau sous le corps prend alors une coloration rouge violacée, pendant que le dessus devient très pâle. C’est ce qu’on appelle la lividité cadavérique.

Lorsque les différentes activités métaboliques s’arrêtent, la température du corps chute d’environ 1 °C par heure pour finalement atteindre la température ambiante au bout de 12 à 24 heures. La température du cadavre est très utile au pathologiste judiciaire pour estimer l’heure du décès dans une enquête criminelle.

Deux à quatre heures après le dernier souffle apparait la rigidité cadavérique, c’est-à-dire une raideur des muscles. Cette contraction musculaire est due à l’interaction de deux protéines dans les muscles, la myosine et l’actine. Lors du décès, une accumulation de calcium stabilise ces deux protéines entrainant la perte d’élasticité des muscles.

Et nos cellules que deviennent-elles ? Elles se désagrègent petit à petit. Les êtres vivants invisibles, comme les bactéries et les champignons de la flore commensale qui jusque-là vivaient en étroite cohabitation sur le corps, accélèrent le processus. Selon les conditions climatiques, le corps peut mettre un an à se décomposer en squelette ! Par contre, des conditions particulières comme une forte sécheresse peuvent empêcher la putréfaction : c’est la momification.

À l’air libre, le corps inerte attire tout un tas d’insectes et de petits animaux qui viennent s’en nourrir. Un peu dégoûtant certes, mais tellement utile pour les entomologistes qui font « parler » les insectes pour orienter les enquêtes. Par exemple si une grande quantité d’acariens est retrouvée sur le corps, à coup sûr le décès a eu lieu six à douze mois plus tôt !

Sur le même sujet :
Notre portrait du métier d’anthropologue judiciaire

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