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13 juillet 2026
Temps de lecture : 4 minutes

Comment le Québec pourrait recycler des millions de tonnes de déchets de construction

Des résidus de démolition en attente d’être triés, chez Écotri Désourdy. Photo : Raphaëlle Derome

Le secteur de la construction génère des millions de tonnes de débris chaque année, dont seule une infime partie est récupérée ou recyclée.

Trois conteneurs pleins. C’est la quantité de débris de construction qu’une amie a vus partir au dépotoir lors de la rénovation de son duplex montréalais datant de 1929.

Retailles de gypse, morceaux de 2 x 4, fils électriques, bouts de tuyaux, béton concassé, anciennes portes et fenêtres… alouette ! « C’est fou ! Ils jettent tout pêle-mêle là-dedans », se désolait-elle, en travaillant très fort sur son lâcher-prise…

Et ce n’est pas un cas unique : au Québec, en 2023, les chantiers de construction, rénovation et démolition (CRD) ont généré 3,3 millions de tonnes de résidus. La grande majorité de ces débris est potentiellement recyclable.

Malgré cela, la moitié des conteneurs issus de chantiers sont envoyés directement au dépotoir, sans même qu’on prenne la peine d’en trier le contenu. Et même lorsque les matières passent par un centre de tri spécialisé, la moitié sont finalement jetées, car elles ne trouvent pas preneur. Le secteur est responsable à lui seul du tiers de toutes les matières enfouies au Québec !

Un gaspillage qui a des impacts environnementaux et économiques importants. Extraire continuellement de nouvelles matières premières pour produire des matériaux neufs est cher, énergivore et polluant.

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